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Alerte à la future 'Loi Santé'

  • Santé
  • 01/08/2016 à 08h00
  • 02:00
U. Téchené U. Téchené
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Vous avez aimé la 'Loi travail' ? Vous adorerez la 'Loi Santé' qui se profile à l'horizon 2017.

Des services hospitaliers de proximité qui disparaîtront, des usagers qui feront plus de kilomètres pour se soigner, voici quelques unes des conséquences qui apparaîtront, selon le syndicat CGT, avec la prochaine Loi Santé démarrant au 1er janvier 2017.

La principale mesure de cette loi est la mise en place des Groupements Hospitaliers de Territoire. Ces GHT prévoient une mutualisation d'un ensemble de services des hôpitaux publics, tels les services d'achats, l'information médicale, l'imagerie médicale, les labos, les filières de soins... En région PACA l'Agence Régionale de Santé, l'A.R.S. , appuyée par certains élus politiques ont décidé qu'il y aurait un GHT par département. Dans les Bouches-du-Rhône il regroupera 13 établissements publics chapeautés par l'A.P.H.M., l'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille. Ce GHT sera dirigé par un 'Comité Stratégique' qui prendra les décisions. Il en est terminé de l'autonomie des établissements hospitaliers d'Aix, Arles, Aubagne, Martigues, Montperrin, Salon, Valvert...

Aujourd'hui, qui entend le mot 'mutualisation' sait pertinemment qu'il est synonyme de suppressions de postes et, dans l'hôpital, de lits. Mais ce processus d'économie à tous les niveaux est déjà entamé avec le Plan Triennal du gouvernement depuis 2015 (3,5 milliards d'économies à réaliser entre 2015 et 2017). Pour exemples on compte pour 2016 à l'A.P.H.M. 220 postes 'équivalent temps plein' supprimés, 80 au Centre Hospitalier d'Arles ou 34 à Martigues. Au niveau national est estimée la suppression de 22.000 postes et 16.000 lits dont 900 en région PACA.

Pour l'usager qui connait déjà le déremboursement de plus en plus général des médicaments la conséquence est simple. Si aujourd'hui sa pathologie à la chance d'être prise en charge dans un hôpital proche de son lieu de résidence, il risque bien de se déplacer plus loin quand seront réorganisées les filières de soins. Quant à se déplacer dans un hôpital privé, pourquoi pas. Mais encore faut-il que ledit hôpital privé ne se soit pas débarrassé de la pathologie en question pour cause de rentabilité insuffisante...

Avant que le modèle de santé 'à la française' ne se délite complètement, la CGT tente d'alerter sur ces problèmes à venir pour les personnels de santé autant que pour les usagers.

Des détails en vidéo avec l'infirmière Danielle CECCALDI, secrétaire CGT de l'A.P.H.M.