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Le syndicat Sud Santé invite Emmanuel Macron à l'hôpital public

  • Santé
  • 30/05/2022 à 12h46
  • 01:54
Crédit photo : Kader Benayed

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Crédit photo : Kader Benayed

R. Khayat R. Khayat
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Le président de la République est attendu jeudi à Marseille. Pour l'occasion, le syndicat Sud Santé l'invite à une visite dans les hôpitaux publics, marqués par le manque de personnel.

 Une première invitation à Brigitte Bourguignon
 Une proposition : réquisitionner les médecins

"Marseille n'est pas qu'une carte postale et ne s'arrête pas au Vieux-Port." Voilà les mots choisis par Sud Santé pour inviter Emmanuel Macron à visiter l'hôpital public, et plus particulièrement le centre Édouard Toulouse, situé dans le 15ème arrondissement. "Nous lui proposons de venir au chevet des soignants qui souffrent, et à une entrevue s'il en a le courage", écrit Kader Benayed, secrétaire départemental du syndicat.

"Voir, prendre une blouse, et faire «Vis ma vie»"

C'est la deuxième invitation réalisée par Sud Santé en moins de deux semaines. La première a été faite sur Maritima, le mercredi 25 mai. Le syndicat réagissait alors aux propos de Brigitte Bourguignon, nouvelle ministre de la Santé, qui annonçait une grande concertation sur la pénurie de personnel. "Je l'invite officiellement, pas à faire des concertations à Paris, mais venir sur le terrain", affirmait alors Kader Benayed. "Voir, prendre une blouse, et faire 'Vis ma vie'. De venir voir ce que l'on vit dans ces quartiers. Venir voir à quel point les conditions de travail sont devenues exécrables!"

L'aide-soignant dénonce un hôpital public qui fonctionne "sur la majoration des heures supplémentaires" : "Les présents d'aujourd'hui risquent de devenir les absents de demain. On tient sur un fil de rasoir."

Mobiliser l'armée ?

Pour faire face à cette situation de crise, le Syndicat Sud santé fait des propositions. Parmi elle, la mobilisation de l'armée. Ou presque : "Mobiliser l'armée, c'est symbolique, une manière de mettre un coup de pied dans la fourmilière", admet Kader Benayed.

"Aujourd'hui, plutôt que de fermer les urgences, il faut réquisitionner les médecins là où ils sont : à la médecine de ville, à la sécurité civile, dans le service d'instruction des armées... [...] Aujourd'hui, on le dénonce, les métiers de l'hôpital ne sont pas attractifs, la base du problème est là. Donc pourquoi pas revoir le montant des salaires des médecins à l'hôpital, les conditions de travail ? Il faut vraiment une réflexion globale."

 

Ci-dessus, deux extraits de l'interview réalisée avec Kader Benayed (avec le mégaphone sur la photo). Le premier concerne l'invitation portée à Brigitte Bourguignon, la seconde à la réquisition des médecins.