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Métropole. Toujours moins de moyens pour 2021

Photo d'archives, le conseil s'est tenu ce matin en visioconférence.

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Photo d'archives, le conseil s'est tenu ce matin en visioconférence.

R. Chape R. Chape
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L'investissement baisse de 25%, les dépenses de fonctionnement 7%... Plus les années passent et moins la Métropole Aix-Marseille-Provence a les moyens de mener une politique. La solution de la majorité reste la même : demander de l'argent à l'Etat. L'opposition demande l'annulation de la dette.

« La crise politique de Marseille doit être réglée très rapidement pour nous permettre de faire avancer les dossiers en cours », a déclaré Martine Vassal en ouverture de séance. « Quel que soit son nouvel interlocuteur, la Métropole doit avancer avec la ville-centre main dans la main, comme je avec les 91maires des autres communes du territoire ». La présidente a ensuite annoncé qu'elle rencontrera l'ensemble des présidents des Conseils de territoire dès le mois de janvier, pour « accélérer » face à la crise sanitaire, « en répondant à l'urgence tout en préparant l'avenir ».


Les 305 rapports à l'ordre du jour de ce conseil témoignent, selon elle, de la volonté métropolitaine de surmonter « ensemble » cette crise.
« La Métropole n'a jamais failli dans la tempête, elle a maintenu ses engagements malgré un budget en tension », poursuit Martine Vassal. « Nous allons continuer à investir pour construire le territoire, préserver les emplois, favoriser la décarbonisation, et engager des mesures d'aides pour les restaurateurs, les commerçants, les familles qui ont du mal à payer. Aix-Marseille-Provence doit être la Métropole de la main tendue, aux côtés des habitants, au service de tous, une Métropole de proximité, qui doit incarner la valeur travail ».


Avant de présenter le budget primitif, qui correspond fidèlement aux orientations votées le mois dernier, Didier Kelfha demandera à l'Etat de compenser les 75 millions d'euros qu'ont coûté la crise sanitaire à la Métropole en 2020. Une mesure qui n'est pas prévue dans le dernier projet de loi de finance, tout comme le soutien général à l’institution métropolitaine demandé depuis sa création. Résultat : l'investissement baissera de 25% et les dépenses de fonctionnement de 7% en 2021. La seule solution évoquée encore et toujours par la majorité reste de réclamer l'aide de l'Etat pour dégager (enfin) des marges de manœuvre. Encore faut-il y croire... Et ce n'est évidemment pas le cas du côté de l'opposition.

« L'engagement de l'état est un vœu pieu », déclare Gaby Charroux, « et se réfugier derrière cette seule issue me paraît plus que jamais aléatoire. Les réductions des dépenses publiques et des moyens humains s'inscrivent dans des choix gouvernementaux qui ne datent pas d'hier, et les lois de décentralisations n'ont jamais été accompagnées des financements nécessaires. Alors comment pourrions-nous être entendus maintenant ? La crise va encourager la sourde oreille du gouvernement et l'explosion sociale qui nous attend demain, quand nous aurons soulevé les tapis du Covid, nécessiterons des politiques adaptées et amplifiées. Plutôt que d’attendre, je prône des actes et des actions concrètes, nous devons ainsi avoir une discussion avec le gouvernement pour faire annuler la dette, ou la renégocier, sinon nos prochains budgets ne seront même pas identiques, mais encore pires que celui que nous présentons aujourd'hui ».

La dette, tout secteur confondu, s'élève aujourd'hui à plus de trois milliards d'euros, il faudrait pas moins de 14 années à la Métropole pour se désendetter, 14 années, sans investissement et sans projet.