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La gouvernance Métropole-communes au cœur du premier conseil métropolitain

La gouvernance Métropole-communes au cœur du premier conseil métropolitain

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La gouvernance Métropole-communes au cœur du premier conseil métropolitain

M. Chaix M. Chaix
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Ce vendredi matin, l’hémicycle de la métropole était particulièrement agité. A l'occasion de l'attribution des délégations de compétences, plusieurs élus se sont exprimés au sujet du pacte de gouvernance entre les 92 communes et la métropole. Les conseillers attendent de cette deuxième mandature un véritable cap

Premier conseil métropolitain houleux pour la deuxième mandature de Martine Vassal. C'est le rapport numéro 15, consacré à la gouvernance métropoles/communes qui a conduit beaucoup d'élus à prendre la parole.  Les budgets, les dotations, l'attribution des compensations ont été au cœur des débats. Et un constat posé : Aix-Marseille-Provence apparaît comme le mauvais élève face aux autres métropoles. Nombre d'élus ont déploré un manque de moyens, d'efficacité et de légitimité. Parmi les demandes des maires : l'obtention de plus de compétences de proximité et débloquer l'impasse financière en allant chercher l'argent promis par l'Etat. Michèle Rubirola, maire de Marseille et Jean-Pierre Serrus demandent notamment la baisse des attributions de compensations aux communes pour financer la mobilité. Une prise de position nouvelle pour la mairie de Marseille. Jean-Claude Gaudin, son prédécesseur n'avait jamais formulé de telle demande. De son côté, Martine Vassal a promis d'engager un véritable "travail collectif" avec les maires. "Avec cette équipe soudée, mon objectif est de donner un souffle nouveau à cette Métropole et l’ancrer profondément dans le développement et la modernité et j’espère que cette ambition sera partagée majoritairement par cette assemblée." Pour Loïc Gachon, maire de Vitrolles et conseiller métropolitain, "ce projet est intéressant mais doit être suivi d'actes". Il redoute notamment que Marseille ne soit encore au coeur des débats métropolitains.

"Une métropole des habitants et non pas des maires"

Du côté du Printemps Marseillais, on appelle davantage à une métropole des habitants. "Cette institution est incomprise, peu connue et mal aimée de ses habitants" déplore Michèle Rubirola. Également un regret, voire même une colère : aucune trace de l'opposition au sein de l’exécutif métropolitain. Pour le Printemps Marseillais, il s'agit d'un "abus de pouvoir" de la part de Martine Vassal. Le 15 juillet, en marge de l'élection, les représentants de la coalition de gauche avaient quitté l'hémicycle et n'avaient pris part qu'à l'élection du premier vice-président. Dans un communiqué, ils déclaraient le 15 au soir :"En choisissant des représentants de l’opposition pour les mettre à des postes de vice-présidents au sein du conseil de territoire Marseille Provence, Martine Vassal promeut une métropole de l’opposition et non pas une métropole des maires comme elle l’avait annoncée. A travers ces votes indirects et soumis à des intérêts qui ne sont pas ceux de la majorité de la population, la droite locale continue son travail de sape démocratique et tente de se mettre en travers d’un projet d’avenir pour notre ville". Yannick Ohanessian, adjoint à la mairie de Marseille et conseiller métropolitain y voit même une vengeance de sa défaite aux élections municipales. "La manière dont Martine Vassal a construit son exécutif est un très mauvais signal envoyé aux Marseillaises et aux Marseillais" ajoute-t-il.

Dans l'ensemble, de nombreux élus ont conclu leurs interventions par un appel à l'unité, estimant que travailler ensemble malgré les dissidences politiques est une nécessité "puisque chacun payera l'addition si la Métropole ne sort pas de son immobilisme".