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Martine Vassal, réélue, veut une métropole "profondément réformée"

C. AMOUROUX C. AMOUROUX
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Avec 145 voix dès le premier tour, Martine Vassal garde la présidence de la Métropole Aix-Marseille Provence. Elle a exprimé sa vision pour le futur, des promesses que l'opposition espère voir se concrétiser, et vite.

 

Ce n'est pas sans émotion que Martine Vassal a repris sa place dans l'hémicycle ce jeudi matin. Pendant le dépouillement, dès les 121 voix atteintes, c'est à dire la majorité absolue, de nombreux conseillers se sont levés pour applaudir. Elle obtiendra finalement 145 voix sur 240. L'opposition de gauche en la personne du maire communiste de Martigues, Gaby Charroux, obtient 61 voix. Jean-Pierre Serrus (LREM), maire de la Roque d'Antheron 22 et enfin Stéphane Ravier (RN) 11 votes.
Pour sa première prise de parole après l'élection, la présidente a exprimé une certaine émotion laissant même passer quelques moments de silence pour se reprendre, notamment au moment de remercier ses proches. "C'est une campagne très dure, très violente qui arrive à sa fin et j'en suis très heureuse",a-t-elle ajouté en faisant référence aux municipales marquées par l'épidémie de coronavirus et la défaite de son parti.

Une métropole des maires et une métropole de projets

Après ce moment sentimental, place à la politique. Martine Vassal a pris plusieurs minutes pour évoquer devant les conseillers ses souhaits et ses ambitions pour la Métropole. "Il est nécessaire que nous ayons une institution profondément réformée", a-t-elle insisté. "Il faut moins de rigidité, notamment financière, et plus de proximité au bénéfice des habitants". L'expression "métropole de projets" est revenue, souvent entendue ces dernières années mais sans jamais de véritables concrétisations. La présidente en a détaillé les axes principaux : "l'économie, l'attractivité, l'innovation, la mobilité, l'environnement... j'ai toujours défendu une métropole de projets mais malheureusement on a pas été entendu". Martine Vassal a également insisté sur une place plus grande donnée aux élus locaux, ce que de nombreux maires réclament depuis un certains temps pour avoir institution de proximité et efficace.

Des annonces à concrétiser pour l'opposition

A la sortie de l'hémicycle, le principal opposant Gaby Charroux s'est exprimé, constatant "un résultat net" mais soulignant une certaine satisfaction d'avoir regroupé un grand nombre des voix de gauche (61). Concernant les promesses de Martine Vassal : "Si elles pouvaient être tenues, je pourrais m'en satisfaire et participer à changer les choses (…) il faut faire confiance aux communes et aux présidents de territoire mais pas avec un semblant. Il y a des dysfonctionnements liés à l'hypercentralité : il faut la modifier sérieusement (...) et passer aux actes tout de suite". De son côté, Martine Vassal estime que ces modifications seront faîtes sur les six prochaines années et ce, de manière concertée. L'exécutif de la métropole travaillera notamment avec les Présidents de territoire mais aussi avec le gouvernement.

La Métropole, pas de mairie, et c'est tant mieux ? 

Martine Vassal s'est exprimée sur ces dernières semaines particulièrement agitées. Longtemps favorite pour remporter la ville de Marseille, elle a dû essuyer une défaite dans son propre secteur et abandonner le siège de la maire centrale après une longue campagne entrecoupée par l'épidémie de coronavirus. Au final, Martine Vassal dit se satisfaire de sa situation actuelle : "Vu cette campagne, vu la façon dont ça s'est passé, vu les embûches et les haies que moi et mes équipes avons dû traverser (…) je me suis rendue compte que la ville de Marseille avait besoin d'un investissement énorme pour pouvoir retrouver son niveau et avec la maire de Marseille, il n'y a aucun soucis pour que je puisse aller demander à l'Etat d'enfin considérer la deuxième ville de France".