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Martigues. 10 nouveaux logements sociaux en plein centre-ville

L'État a accordé à la Ville de Martigues une belle ristourne, car le projet est ''bon''.

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L'État a accordé à la Ville de Martigues une belle ristourne, car le projet est ''bon''.

R. Chape R. Chape
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Martigues vient d'acheter un bâtiment appartenant à l'État situé sur le boulevard Mongin, à Jonquières. Inutilisé depuis 2008, il sera converti en habitat social, projet grâce auquel la Ville a obtenu une remise de 180 000 euros sur le prix de vente.

 L'interview de Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité sociale.
 L'interview d'Henri Cambessédès, premier adjoint au maire de Martigues.
Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité sociale dans l'habitat, est reparti de Martigues avec le sourire. "Ce qui me plait c'est que la commune est volontariste", déclare-t-il. "Ce n'est pas nouveau, elle fait beaucoup pour pouvoir accueillir sur son territoire des familles qui n'ont pas toujours les revenus leur permettant d'aller dans le logement privé". La vente, à prix réduit, du bâtiment du boulevard Mongin, avait ainsi l'allure d'encouragements, comme pour féliciter l'un des "bons élèves" du département. "On fait une décote de 65% par rapport à la valeur cette ancienne propriété du ministère de l'équipement", précise le délégué. "On va transformer une friche, en plein centre-ville, pour une opération d'une dizaine de logements, de tailles T2 et T3, qui conviendront très bien à des personnes âgées par exemple, qui voudront se relocaliser à proximité des commerces". Et certaines de ces personnes libèreront peut-être dans le même temps un appartement devenu trop grand, qui pourrait convenir à l'une des 3000 demandes en attente à Martigues. "Il ne faut pas se tromper, ce ne sont pas des dossiers de primo-arrivants", explique Henri Cambessédès, premier adjoint au maire. "Ce sont des gens qui ont été mutés, des familles décomposées, des personnes dont les enfants ont quitté le foyer, qui ont vieilli et ne peuvent plus habiter au 4ème étage sans ascenseur, ou qui doivent désormais se déplacer en fauteuil-roulant..." C'est pourquoi la Ville, pourtant déjà bien au delà du quota fixé par la Loi SRU* avec ses 28% de logement sociaux, continue d'en construire. "Cela donne la garantie de pouvoir l'adapter au goût du jour", poursuit l'adjoint. "Si l'on restait au niveau actuel, cela veut dire que l'on n'en produit plus et que l'existant vieillit. Il faut que l'on continue à en produire, avec tous les avantages des logements récents, pour continuer à les proposer à ceux qui en ont besoin". Une politique saluée par Thierry Repentin. "Il faut sortir des postures, le logement social peut loger 70% de la population, donc le logement social c'est le logement pour tous, et il faut que tous les élus de la République s'y mettent", conclut-il.

En vidéos, regardez les interviews de Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité sociale dans l'habitat, et d'Henri Cambessédès, premier adjoint au maire de Martigues.

(*) Loi SRU : Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains, qui impose aux communes importantes de plus de 3 500 habitants de disposer d'au moins 25% de logements sociaux.