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Conseil Municipal de Martigues : un vote défavorable unanime pour le PPRT de Lavéra

Le prochain conseil municipal de Martigues se tiendra au mois de septembre.

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Le prochain conseil municipal de Martigues se tiendra au mois de septembre.

R. Chape R. Chape
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Pour les élus, les riverains de la plateforme pétrochimique ne doivent pas dépenser un seul centime pour faire face aux risques engendrés par les industriels ; le Plan de prévention ne doit oublier personne en chemin.

Les élus Martégaux ont voté ce soir unanimement un avis défavorable sur le projet de Plan de Prévention des Risques Technologiques de Lavéra. Parmi les principaux motifs d'insatisfaction développés par le premier adjoint Henri Cambessédès figurent notamment le coût des travaux restant à la charge des riverains, l'absence d'accompagnement des petites et moyennes entreprises impactées comme les logements du bailleur social 13 Habitat, mais aussi les limitations imposées à la circulation et à la tenue de manifestations. La majorité demande également que la Ville soit associée au projet jusque dans la réalisation des travaux et l'accompagnement des riverains, ce qui n'est pas prévu par le texte actuel, et exige que l’État prenne en compte ces enjeux pour pouvoir obtenir un avis favorable.

Interrogé sur des modifications de statuts à apporter à la société Maritima Médias, concernant notamment l'extension de la limite d'âge de son président à 85 ans, Gaby Charroux a annoncé en séance que les sociétés d'économie mixte de Martigues changeraient prochainement de statut. « Je ne souhaite plus avoir une organisation comme celle-ci, a déclaré le maire. Nous travaillons sur des modifications de statuts qui permettront à leurs directeurs d'être désormais des directeurs généraux, avec leurs responsabilités, et à leur président de n'avoir pour fonction que de présider en conseil d'administration. Dès cette année 2022, une telle disposition sera prise pour la Semivim, et les autres suivront, de la même façon, que ce soit la SPL pour le Tourisme et la Semovim. Le capitaine n'abandonne pas le navire lorsque la situation est mauvaise, je vais donc assumer cela pendant encore quelques mois, avec pour seule ambition l’intérêt général, de ces sociétés et donc de la population martégale ».

Les élus ont également entériné ce soir l'acquisition de deux locaux commerciaux. Le premier, situé sur la place centrale de Paradis Saint-Roch, d'une surface pouvant être ouverte au public de 480 m2, était inexploité depuis 2020. Il pourrait de nouveau accueillir une activité de restauration mais deviendra quoi qu'il en soit selon l'adjointe à l'Urbanisme Linda Bouchicha « un lieu d'utilité publique et d'animation pour les habitants du quartier ».
Le second n'est autre que l'un des deux espaces vacants commercialisés au sein de l'ensemble immobilier « La Cascade ». La majorité va ainsi acquérir le lot n°1, d'une superficie de 440 m2, moyennant la somme de 850 000 euros hors-taxe, ce qui a fait réagir l'opposition. « C'est une dépense municipale que l'on aurait pu éviter, avec une plus-value de 200 000 euros », explique Sylvie Wojtowicz, du groupe de Jean-Luc Di Maria. « Qu'en sera-t-il de l'autre local à la vente, de 150 m2 ? Quels sont les commerces pressentis ? » Thierry Boissin reprochera quant à lui à la majorité de n'avoir pas pu anticiper : « Pourquoi faire cet achat dans l'urgence aujourd'hui ? ».
« Le prix est celui indiqué par le service des domaines, nous ne l'avons pas d'abord acheté puis revendu, et nous achetons rapidement parce que le vendeur veut vendre rapidement », répondra Gaby Charroux. « Notre ambition était que des commerces viennent s'installer dans les deux locaux disponibles et nous n'avons encore reçu aucune proposition d'activité commerciale. Nous avons nous des possibilités pour le plus grand, et ce sera un bien immobilier propriété de la Ville qui produira, nous l'espérons, un revenu locatif ».

Suite à la présentation du rapport sur la gestion des activités de loisirs des plages, l'opposition s'est enfin inquiétée de la recrudescence de faits de délinquance dans le secteur de Saint-Croix, évoquant notamment la consommation de drogue de certains usagers. « Il faudrait faire quelque chose », a suggéré Emmanuel Fouquart. Ce à quoi Odile Teyssier-Vaisse, adjointe du quartier de La Couronne-Carro, a répondu qu'il pouvait compter sur le travail de la Cellule de Veille du Littoral, qui se réunit chaque semaine depuis le mois de juin, pour agir le plus efficacement possible, soulignant les bons résultats obtenus la saison dernière sur la plage du Verdon.