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Martigues. Sport, délinquance et cinéma, au menu d'un conseil express

De nombreux Martégaux ont suivi les débats en direct de la salle du Conseil.

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De nombreux Martégaux ont suivi les débats en direct de la salle du Conseil.

R. Chape R. Chape
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Seuls vingt points étaient à l'ordre du jour de cette séance de juin, marquée par des prises de positions fortes, qui permettent de distinguer majorité et opposition en matière de politique de la ville.

Séance courte mais studieuse, marquée par l'absence de Pierre Dharréville et d'Emmanuel Fouquart, candidats aux Législatives. Thierry Boissin était là mais n'a pas pris la parole.

L'ordre du jour défile sans la moindre intervention jusqu'au point 14, lorsque Gérard Frau profite d'une délibération chargée d’approuver la convention-cadre du stade nautique pour féliciter l'ensemble du sport martégal, récompensé cette année de retentissants succès : « Le FCM accède au championnat national de football, équivalent de la troisième division, tout comme le Martigues Handball qui évoluera l'an prochain en National Élite et jouera demain une finale pour tenter de remporter le titre de National 1 », se réjouit l'adjoint. « La Natation aussi, et ses jeunes nageurs qui brillent dans tous les bassins de la région, le MSA qui truste les titres avec un double-champion du monde UNSS, et jusqu'au club d'échecs qui a terminé premier de son groupe et accède à la division supérieure... Tous nos clubs ont organisé de belles manifestations, beaucoup d'autres arrivent, je pense que l'on peut être très fier de nos sportifs, de nos présidents de club, des bénévoles qui les animent, et aussi de notre politique sportive ».

Le premier échange avec l'opposition sera lui sur le thème de la délinquance, après l'examen d'une délibération portant sur un projet expérimental de « prévention des conduites addictives », soutenu par la mission interministérielle de lutte contre la drogue et les conduites addictives. Henri Cambessédès s'est réjouit que Martigues soit choisie par l’État pour faire office de précurseur dans ce domaine, quand Jean-Luc Di Maria préférait lui discuter les 2,8 millions d'euros de budget alloués aux centres sociaux et l'efficacité de leur action préventive. « Le travail de fond des Maisons de quartiers est difficilement quantifiable vu de l'extérieur mais demeure essentiel pour permettre aux jeunes d’accéder à l'émancipation », répondra le premier adjoint, avant que le maire intervienne : « Il faudrait mesurer quelle serait la situation si les centres sociaux n'existaient pas, ce qui est impossible, mais on peut déjà voir dans d'autres villes qui n'ont pas ce réseau que souvent elle est bien pire », explique Gaby Charroux. « On sait bien qu'avec nos petits bras on ne va pas éradiquer le trafic quand la police elle-même n'y arrive que très difficilement, nous avons axé notre effort sur le caractère éducatif, c'est notre volonté municipale, pour tenter, par la prévention d'éviter que nos jeunes ne tombent dans ce fléau catastrophique ». Mené sur une durée de trois ans, le projet bénéficiera d'une première aide de 150 000 euros et devrait s'étendre à d'autres quartiers de la ville.

Notons enfin que la séance s'est conclue sur une question orale posée par la conseillère d’opposition Carole Cahagne, qui demandait notamment des explications au sujet de la cinémathèque Prosper Gnidzaz, qu'elle estime « invisible » et « absente ». Marceline Zephyr lui répondra que sa mission principale demeurant la conservation et la valorisation du patrimoine cinématographique martégal, le travail qu'elle réalise peut ne pas être forcément toujours visible. Cependant de nombreuses actions sont toujours menées en direction des publics.