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Martigues. Gaby Charroux : « rester sur le bateau et tenir ferme la barre »

Le Conseil Municipal a accueilli deux nouveaux conseillers et élu un nouvel adjoint.

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Le Conseil Municipal a accueilli deux nouveaux conseillers et élu un nouvel adjoint.

R. Chape R. Chape
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Invitée à l'ordre du jour du Conseil Municipal par des interventions de l'opposition, « l'affaire Sémivim » a permis au maire d'expliquer son point de vue sur les récentes démissions d'élus. Il a aussi invité certains conseillers municipaux à ne pas tenir de propos diffamants.

Le Conseil Municipal de Martigues a accueilli ce soir deux nouveaux conseillers, Gilles Picard et Charles Linarès, ainsi qu'un nouvel adjoint, le 12ème, en la personne de Mathieu Raissiguier, élu par 37 voix exprimées en sa faveur, seul candidat en lice. Un « remaniement » entraîné par la récente démission de quatre élus du groupe écologiste social et citoyen, dont le seul représentant reste Frédéric Grimaud, passé d'adjoint au maire à conseiller d'opposition.

C'est lui qui le premier évoquera « l'affaire Sémivim », déplorant le départ de ses ex-collègues de groupe et notamment celui de Stéphane Delahaye, qui occupait le poste de cinquième adjoint délégué au numérique. « Je voulais saluer son travail de président du groupe auquel j'ai appartenu, qu'il a su animer, y compris dans la tempête », déclare-t-il. « Je trouve que c'est grave ce qu'il se passe à Martigues et c'est ce qui a été à l'origine du départ de mes camarades, le fait que la majorité n'en dise rien me terrorise un peu ».

Gaby Charroux lui répondra donc : « je suis le premier à regretter le départ de ces élus et je regrette que le travail engagé doive désormais reposer sur ceux qui demeurent, et qui vont l'assumer, c'est pourquoi je veux les remercier très chaleureusement pour leur engagement. Alors oui, bien sûr, il y a une tempête, personne ne le nie, mais dans la tempête, ce qu'il faut, c'est surtout rester sur le bateau et tenir ferme la barre, c'est ce que la majorité des élus font ».

Autre intervention sur le même sujet, celle de Thierry Boissin (dont la question orale avait été officiellement déposée en amont de la séance), qui demandait d'abord s'il était possible « de rendre public le rapport de l'Ancols » (l'Agence nationale de contrôle du logement social), réalisé auprès de la Sémivim, avant d'interroger le maire sur ce qu'il « comptait faire des mandats municipaux confiés aux élus mis en examen, compte-tenu de la gravité des chefs d'accusation, qui font peser une suspicion légitime sur leur capacité à mener à bien leur mandat dans l'intérêt de l'ensemble des administrés » (sic.).

En réponse, Gaby Charroux l'invitera « à la plus grande prudence et à la plus grande retenue dans ses propos », à « faire attention à ne pas tout mélanger dans cette affaire qui nous affecte tous et fait dire à certains tout et n'importe quoi ». « Le juge fait son travail », poursuit-il, « il enquête, il instruit, et il met en examen les gens susceptibles de détenir des informations sur le déroulement des faits afin de déterminer le rôle des uns et des autres. Cela ne veut pas dire que toutes les personnes qu'il convoque et interroge sont coupables, heureusement pour la démocratie. Ici nous ne sommes pas au café du commerce, nous sommes des élus de la République, qui ne peuvent pas interpréter les décisions d'un juge d'instruction en tentant de les instrumentaliser. Vous devez arrêter de tout mélanger en jetant le discrédit et la suspicion sur certains de vos collègues, ces postures sont indignes de votre fonction. Car en tout état de cause, et vous le savez pertinemment car ces éléments ont été rendus publics, les personnes que vous citez n'ont pas toutes le même statut dans cette instruction [...] Encore une fois, par vos propos indécents, voire diffamatoires, vous tentez de mettre côte à côte des situations très différentes. Ces personnes n'ont pas à payer pour des actes qu'elles n'ont pas commis [...] Seul le tribunal correctionnel est là pour juger […] Dans cette enceinte, comme en dehors, la règle qui s'impose à tous est celle du respect de la présomption d'innocence, l'enfreindre, en se livrant à des amalgames et en tirant des jugements hâtifs, colportés dans la presse ou les réseaux sociaux, c'est se rendre coupable à son tour ».

Quant au rapport de l'Ancols, il sera prochainement mis en ligne sur son propre site internet, à son initiative, et il n'est pas possible de le rendre public avant cela.