Temps forts

Inscrivez-vous
Ecoutez MAritima RADIO en direct

Martigues. Semivim : Gaby Charroux attend des faits et des preuves

Gaby Charroux au cours de la séance du Conseil Municipal de ce soir.

1/1

Gaby Charroux au cours de la séance du Conseil Municipal de ce soir.

R. Chape R. Chape
Partagez cet article
  • Pratager sur Google+

Face aux insinuations et accusations formulées dans certains médias autour de la gestion de la société d'économie mixte, Gaby Charroux et la majorité municipale attendent de savoir si une enquête est en cours et sur quelles preuves reposerait-elle avant de se constituer victimes ou de porter plainte pour diffamation.

Les charges de l'opposition auront été véhémentes lors de ce Conseil municipal de novembre, reprenant quasiment mot pour mot les allégations publiées sur internet. Mais elles ne sauraient ébranler la détermination du maire Gaby Charroux et de son équipe, bien décidés à faire toute la lumière sur cette pseudo-affaire.

« Pseudo », oui, car à l'heure actuelle, personne d'autre que le Procureur de la République ne peut dire si affaire il y a. La Ville de Martigues et son maire (également PDG de la SEMIVIM) lui ont envoyé un signalement par courrier en date du 3 novembre pour savoir si une enquête était en cours, et attendent toujours la réponse. « Je n'ai aucun état d'âme à prendre mes responsabilités, mais seulement sur des faits et des preuves », a déclaré Gaby Charroux en séance.

Ces preuves, maintes fois demandées aux journalistes auteurs des articles incriminants, n'ont toujours pas non plus été produites, si bien que le maire n'exclut pas une attaque en diffamation, à leur encontre comme à l'encontre des élus de l'opposition qui les ont énoncées pour vérités lors du conseil de ce soir. « Peut-être ignorez-vous messieurs, les uns comme les autres, le cadre juridique de notre pays[...] Tant que la justice n'a pas fait preuve, alors c'est la présomption d'innocence qui doit prévaloir », leur rappelait-il en introduction de sa réponse.

Le conseiller RN Emmanuel Fouquart, reprenant comptant les accusations formulées sur internet, sans jamais employer le conditionnel, venait d'accuser la directrice du patrimoine de la SEMIVIM de trafic d'influence et de prise illégale d'intérêts. A peine plus tard Jean-Luc Di Maria, s'adressant directement à Gaby Charroux, insinuait qu'il « était au courant de ces faits depuis des années », et parlait de « trafic de cocaïne » comme « dommage collatéral » de sa prétendue « inaction ».

« Cette entreprise de déstabilisation ne m'accable pas car j'ai pour moi la sérénité de l'innocence », dira également le maire, « il n'y a rien qui ne me tienne, aucun secret lié à ma vie personnelle ni à ma vie d'élu, tout est transparent ». Aussi a-t-il prévenu l'assistance, que si une enquête devait voir le jour, ou se révélait être en cours, la SEMIVIM se porterait partie civile en tant que victime pour faire réparer son préjudice, et dans le cas contraire, comme dans le cas où la réponse du Procureur tarderait trop, la société se réserverait le droit de déposer plainte.

A noter enfin que les représentants des différents groupes composant la majorité municipale ont tenu a réaffirmé leur solidarité envers les salariés de la Semivim, qu'ils estiment « salis » par les insinuations publiées, ainsi que leur soutien à l'égard de Gaby Charroux.