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Martigues. Les débats reprennent dans la salle du Conseil

Les élus sont désormais séparés par des vitres en plexiglass.

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Les élus sont désormais séparés par des vitres en plexiglass.

R. Chape R. Chape
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Les élus Martégaux de retour ce soir dans leur habituelle salle de l'Hotel de Ville, aménagée spécialement pour respecter les conditions sanitaires en vigueur. Une configuration qui n'a pas empêché le ton de monter. 47 points étaient à l'ordre du jour.

Une séance marquée, notamment, par des débats idéologiques. Sur la question des réfugiés d'abord, après que Gérard Frau ait soumis à l’approbation des élus, un vœu ; celui de voir cesser les expulsions de demandeurs d'asiles du foyer ADOMA ordonnées par le Préfet, en attendant une décision de justice. "La situation sanitaire actuelle est plus que préoccupante et livrer des personnes à elles-mêmes dans la rue serait une décision irresponsable ; la dignité humaine ne se négocie pas", a déclaré l'adjoint au maire délégué à la Ville de Toutes les Egalités. L'extrême droite locale d'Emmanuel Fouquart sera seule à voter contre.

Et puis sur la reprise du Journal La Marseillaise aussi. L’opposition, emmenée cette fois par Jean-Luc Di Maria, craint que l'opération se fasse en pure perte. Mais Gaby Charoux assume et répond qu'il s'agit bien de sauver 53 emplois, et avec eux le pluralisme de la presse quotidienne régionale, le tout avec comme garanties le savoir-faire et la compétence de Maritima Médias. Un projet de reprise auquel, a-t-il rappelé, adhèrent aussi les communes de Marseille, d'Aix-en-Provence, ou encore la Région Sud. Associée à une Société Coopérative d'Intérêt Collectif créée pour l'occasion, la Ville s'est notamment engagée à lui accorder une avance en compte courant de 284 200 euros, pour une durée de deux ans et renouvelable une fois. 

Les conseillers municipaux ont également approuvé ce soir la mise en oeuvre d'une nouvelle démarche de gestion écologique dans les espaces verts et forestiers de la commune. Parmi les huit lignes directrices de ce qui constituait l'un des grands projets de mandat figurent le "zéro phyto", la valorisation des déchets verts, la recherche d'économies d'eau ou encore d'importantes innovations dans la gestion des espaces végétalisés de la commune. 

Enfin, ceux qui ne se lassait pas d'admirer les sculptures monumentales de Bernar Venet, installées dans le Jardin de la Rode et sur la Pointe San-Christ, vont pouvoir encore en profiter pendant au moins un an. Les élus ont voté ce soir une demande de prolongation de leur prêt.