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REPLAY. Métropole, écoles, logement... Benoit Payan est l'invité de "Rue de la République"

M. Chaix M. Chaix
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Le maire de Marseille était l'invité de votre émission d'actualités en partenariat avec La Marseillaise. Un entretien de 30 minutes où écoles, logements, Métropole, et plan Marseille en grand ont été évoqués. Vidéo et tour d'horizon des thèmes abordés

Sur les écoles

Chantier prioritaire de la nouvelle municipalité, les écoles marseillaises font aujourd'hui l'objet d'un vaste plan chiffré à 1,2 milliards d'euros pour leur rénovation et financé -en partie- par l’État. Ce jeudi, l'Assemblée Nationale a voté un amendement pour débloquer une première enveloppe de 254 millions pour entamer des travaux dans 174 écoles. Benoît Payan salue "un premier effort sans équivalent, dans aucune autre ville de France". "Quand on est arrivé, on a trouvé un patrimoine indigne de la République. Il fallait que Marseille (...) bénéficie de la solidarité nationale". Le Maire de Marseille a confirmé que d'autres sommes devraient être allouées par l'Etat. "Il reviendra à Emmanuel Macron d'annoncer les montants et quand ils seront débloqués". La Ville de Marseille a aussi sa part à jouer et devra financer une partie des travaux. "Des travaux qui ne pèseront pas sur les Marseillais" rassure Benoit Payan. Le maire de Marseille n'entend pas augmenter les impôts pour financer ce vaste chantier. La Ville aura notamment recours à l'emprunt.

Sur la Métropole et le plan Marseille en grand

Avec le plan Marseille en grand, la réforme de la Métropole est aussi parmi les chantiers prioritaires. Une réforme qui devrait être actée à l'horizon 2022 et qui prévoit notamment une redistribution des compétences de proximité aux maires des communes et la disparition des conseils de territoire. "Le gouvernement a compris que la Métropole était un échec. Elle est défaillante sur le plan des grandes compétences stratégiques : les transports, l'urbanisme... mais aussi sur les compétences du quotidien : la voirie, la propreté..." détaille Benoît Payan. Pour autant, au sujet de la réforme, le maire de Marseille pressent "que le compte n'y sera pas". "Ce qui est dans les tuyaux risque d'être catastrophique, et je m'opposerai, très fortement à ce qu'il m'est proposé aujourd'hui."

Sur les rapports Métropole / Ville de Marseille

Interrogé sur les "chicayas locales", comme présentées par Emmanuel Macron, le maire de Marseille invite le Président à "balayer devant sa porte avant de donner des conseils." "C'est un terme inacceptable. Avec Martine Vassal, on aura toujours des différences, pour autant, on pourrait avoir un projet commun. Moi je dis à Martine Vassal, la présidente de la Métropole, traitez Marseille comme les autres communes !." Sur la question de la redistribution des compétences, la Présidente de la Métropole plaide pour un partage aux maires de secteurs. "C'est une manœuvre illégale. Pour quoi faire ? Je ne vais pas tout le temps éteindre les incendies, et je dis aux pompiers pyromanes de s'arrêter" tranche encore Benoît Payan.

Sur la question du logement insalubre

Dans le plan Marseille en Grand, il a peu été question du logement insalubre. Pourtant, la thématique est, comme les écoles, le fer du lance du mandat de la nouvelle municipalité. Trois ans après le drame de la rue d'Aubagne qui a fait 8 morts, 1500 personnes sont encore délogées à Marseille et 40 000 logements sont insalubres. "Il nous faut la compétence maximale sur la question de l'aménagement et du logement. Est-ce que vous trouvez ça normal, que sur la question du logement indigne, ce soit un maire d'une autre commune qui soit en gestion ?" interroge Benoit Payan, "Pour autant je ne reste pas les bras croisés". 48 millions d'euros ont été débloqués sur 4 ans en juillet 2020 pour lutter contre le mal-logement. La municipalité fait appel à ses forces de police pour lutter contre les marchands de sommeil et réalise des travaux d'office pour les bâtiments les plus en périls en se substituant aux propriétaires. "Aujourd'hui si on nous donne les financements et la compétence, on se battra comme on s'est battu pour les écoles" ajoute encore Benoit Payan.

Sur les prochaines échéances législatives et présidentielles

"Si la gauche veut être au rendez-vous pour ces prochaines élections, elle ferait mieux de s'inspirer de ce que nous avons fait ici" affirme Benoît Payan, en référence au large rassemblement des forces de gauche du Printemps Marseillais. Les électeurs de Yannick Jadot, de Anne Hidalgo, de Jean-Luc Mélenchon (...) disent qu'ils ont des spécificités (...) mais un socle commun. Je dis aux candidats, parlez-vous, entendez-vous. Si j'avais compté nos différences au sein du Printemps Marseillais, nous ne serions pas là, et la droite serait encore au pouvoir à Marseille." Questionné sur la candidature d'Eric Zemmour, Benoit Payan répond : "Zemmour président, je ne l'espère pas, c'est l'anti-France Zemmour, c'est l'anti-République, c'est tout ce que j'abhorre."

 

Crédit photo : Mohammed El Hamzaoui