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Marseille. Un conseil municipal fructueux pour le Printemps marseillais

Marseille. Un conseil municipal fructueux pour le Printemps marseillais

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Marseille. Un conseil municipal fructueux pour le Printemps marseillais

R. Khayat R. Khayat
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Vaccination, modernisation des hôpitaux, plan école, vote du budget... Les sujets étaient nombreux hier pour le conseil municipal de la ville, pour la première fois en visioconférence. Retour sur les points majeurs de cette journée.

Ce n'était pas le premier conseil municipal du Printemps marseillais. En revanche, c'était son premier vote du budget de la Ville. Les conseillers municipaux, dans l'hémicycle ou à distance, ont pris le temps d'étudier un document de 1000 pages qui donnera la structure, le point de départ du mandat de Benoit Payan. 

Un budget décisif

Pour l'adjoint Sébastien Barles, "faire mieux, avec moins, c'est possible". La nouvelle équipe municipale l'avait déjà annoncé : elle ne fera pas payer plus d'impôts locaux cette année. Une bonne nouvelle pour les Marseillais, qui paient déjà la plus importante taxe d'habitation du pays. 

Joël Canicave, l'adjoint aux finances, a ainsi présenté les trois leviers choisis par la ville pour renflouer les caisses. Tout d'abord, la renégociation des emprunts dans la durée, avec des taux d'intérêts plus bas. Deuxièmement, l'étalement des frais de la crise sanitaire sur cinq ans. La crise Covid a coûté plus de 100 millions d'euros à la ville rien que pour l'année 2020. Enfin, troisième levier, et sûrement le plus crucial : la recherche d'économie de fonctionnement dans les services de la ville. "Finis, les voyages et les petits fours", a annoncé avec ironie Joël Canicave aux élus de la précédente majorité. 

La municipalité a assumé haut et fort sa volonté d'accroître l'investissement. Rien que pour l'année 2021, 25 millions d'euros supplémentaires ont été alloués à ce secteur. 

Un point sur les écoles 

C'était l'un des fers de lance du Printemps marseillais pendant la campagne municipale : le dossier de l'éducation, et plus particulièrement l'état des écoles. 

En 2017, la mairie Gaudin annonçait son fameux PPP à un milliard d'euros pour rénover 34 écoles, sur les 440 que compte la ville. Le plan a finalement été annulé par la justice grâce aux efforts des parents, mais aussi de la gauche marseillaise et donc... de Benoît Payan. Le Printemps marseillais, très attendu sur le sujet, a donc posé hier la première pierre de son plan école : la réhabilitation de onze établissements dans les quartiers Nord de la ville. 

C'est cette stratégie qu'a choisie la municipalité : réhabiliter plutôt que raser et reconstruire derrière. L'objectif est simple : stopper le gaspillage d'argent public. L'équipe de Benoît Payan table sur une facture finale de 85 millions d'euros, financée en à 90% par les collectivités territoriales. Bien loin du milliard d'euros évoqué en 2017.

Une nouvelle étude lancée cette année permettra la réhabilitation de 10 écoles supplémentaires d'ici 2023. 

De nouveaux moyens pour l'AP-HM

C'est un geste fort et symbolique qu'a réalisé le conseil municipal : ouvrir le dossier tant attendu du plan de modernisation des hôpitaux de l'APHM. Un projet à hauteur de 337 millions d'euros, financé à 50% par l'Etat.

"On connaît bien l'état des établissement de l'AP-HM, a admit Michèle Rubirola, première adjointe en charge de la santé. On sait tous qu'une modernisation est nécessaire, qu'ils n'offrent plus les conditions de travail et d'accueil nécessaires. Ce plan de modernisation est là pour propulser Marseille au plus haut niveau de soin possible." 

L'ancienne maire de la ville en a profité pour faire un point sur la stratégie vaccinale : "Nous n'avons plus de souci d'approvisionnement pour les vaccins. Nous recevons désormais régulièrement des doses Pfizer et Moderna, qui nous permettront très bientôt de vacciner jusqu'à 3 000 personnes par jour", soit deux fois plus qu'à l'heure actuelle.