Temps forts

Marignane : les vœux du maire pour 2015

U. Téchené U. Téchené
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Le maire de Marignane Eric le Dissès a présenté ses vœux à la population, des vœux marqués par l’attentat contre Charlie Hebdo à Paris.

Le maire a débuté son discours en faisant référence à l'attentat, et avec l'ensemble des élus de la ville ainsi que des personnalités extérieures, il a remis un trophée, celui de la 'liberté qui gagne' qui sera acheminé dans la Capitale pour le journal Charlie Hebdo, symbole de la presse « atteinte aujourd'hui dans sa chair ». S'en est suivie une minute de silence.

Puis la cérémonie a repris de manière plus 'classique'. Rappel des « dangers de la Métropole » :  « Les hausses d'impôts seront décidées à la Métropole par la Métropole » ; évocation des 11 milliards d'économie sur les dotations de l'Etat aux communes : «  Cet argent nous permettait, à tous, de droite comme de gauche, de faire fonctionner nos administrations tant bien que mal.
Avec ce nouveau désengagement, comment allons-nous faire fonctionner nos villes ?
 » ; le constat de la fermeture des commerces du centre-ville comme dans les communes alentours : « pourtant, Marignane est l'une des seules villes de la région qui a plus de 1300 places de parking autour de son centre-ville! Alors, vous qui êtes là ce soir, faites un effort, allez consommer dans les commerces locaux, ils ont besoin de vous et pour ceux qui critiquent sans cesse en remettant la faute sur les autres, c’est également la solution pour que notre ville ne devienne pas la ville des kebabs… ». Quand on dit 'pas d'amalgame'...

Eric le Dissès a ensuite fait un inventaire « non commenté » (pour cause d'élections départementales à venir) des réalisations 2014. Puis logiquement il a présenté ce que sera l'année 2015 en terme de projets et d'investissements (voir vidéo), entre autres l'annonce du démarrage des travaux du Parc de Loisirs, « projet phare de la mandature » évalué à 8,5 millions d'Euros entièrement financé par la Communauté Urbaine.

« En marge des voeux », le discours s'est terminé par une « Lettre au président de la République et à ces prédécesseurs » où Eric Le Dissès, s'adressant plutôt à son électorat de base, se « devait de dire tout haut ce que beaucoup de français pensent tout bas ». Reprenant souvent le mot 'amalgame' pour souligner que les responsables des événements tragiques de ces derniers jours ne doivent en rien être confondus avec les citoyens (« … les extrémistes et les autres... »), il surenchérit cependant plusieurs fois. Une phrase parmi d'autres : «  Voilà pourquoi à coup de lois hyper laxistes vous, les décideurs, avaient fait un nid douillet à ces barbares aveuglés par leur fanatisme sans fondement et voici le résultat. ». Unité nationale, unité nationale il disaient...