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Réforme des rythmes scolaires : tensions autour des activités périscolaires à Châteauneuf

Réforme des rythmes scolaires : tensions autour des activités périscolaires à Châteauneuf

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Réforme des rythmes scolaires : tensions autour des activités périscolaires à Châteauneuf

D. NDiaye D. NDiaye
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A Châteauneuf-les-Martigues, les activités périscolaires se limiteront à une récréation à la sortie de l'école. Une mesure qui scandalise l'opposition, qui dénonce la mise en place d'une "garderie".

Le maire de Châteauneuf-les-Martigues, Roland Mouren, le reconnaît volontiers, cette mesure est « un service minimum ». Il estime que la commune, endettée, n'a pas les moyens de faire plus. A la rentrée, les activités périscolaires supposées suivre le temps de classe se résumeront donc à une récréation, de 15h30 à 16h30. « La réforme des rythmes scolaire est imposée par le gouvernement, qui n'a pas les moyens de la financer. D'autre part, les dotations de la commune ont été réduites. Dans l'état des finances de la ville, nous ne pouvons pas faire mieux ».

Une argumentation jugée fallacieuse par l'opposition, qui souligne que l'augmentation de 15% des impôts locaux rapportera 900 000 euros à la commune, sans compter une dotation étatique de 50 euros par élève. Des budgets suffisants selon Thierry Del Baldo, porte-parole du groupe d'opposition de gauche Châteauneuf Demain : « La mise en place de vraie activités périscolaires pourrait coûter 30 000 euros de septembre à décembre. Que l'ont ne nous dise pas que c'est impossible de trouver 30 000 euros dans les sommes que la commune va récolter! ».

Autre interrogation de l'opposition, l'abandon du projet d'activité périscolaires qui avait été budgétisé par l'équipe municipale précédente. « Ce projet proposait de réelles activités aux enfants. Pourquoi la nouvelle mairie l'a abandonné? Elle aurait du appliquer ce projet, quitte à l'adapter au budget de la ville. Nous n'y voyons qu'une opposition idéologique. A la fin, ce sont les enfants qui vont en payer le prix. ». Roland Mouren, lui, juge ce projet trop coûteux et sous-évalué : « Le projet a été estimé à 120 000 euros pour l'année. La commune d'Ensuès, qui fait la moitié de Chateauneuf en terme d'habitants, en est à 180 000 euros. Je suis certain que le projet à été sous-évalué ».

Le sujet est en tout cas à l'ordre du jour au conseil municipal qui va se tenir ce soir, à 19 heures. L'opposition demandera plus de détails sur la mise en œuvre de la réforme, et plus particulièrement sur ces fameuses activités périscolaires. Un débat qui devrait se poursuivre à la rentrée, puisque 1600 familles sont concernées dans la commune.