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Gaby Charroux répond en direct aux questions des habitants

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  • 15/05/2019 à 18h00
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Gaby Charroux répond en direct aux questions des habitants

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Gaby Charroux répond en direct aux questions des habitants

G. Saucerotte G. Saucerotte
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Le maire de Martigues et président du conseil de territoire du Pays de Martigues répond aux questions que se posent les habitants du territoire. Maritima vous fait suivre en direct ce webchat.

L'interdiction de la pêche sur le canal qu'en pensez-vous? C'est un sujet complexe. Les pêcheurs qui viennent pour se détendre, je comprends. Mais aujourd'hui il y a beaucoup de monde. Je n'ai pas d'interdiction particulière, mais souvent il y a des soucis sanitaires. Ce projet d'interdiction dépend du préfet. C'est le préfecture qui mène ce projet. Je n'ai aucune connaissance de date. C'est indispensable de réglementer. Surtout lorsque nous aurons aménagé les lieux, du quai des Salins au Calen, à ce moment-là, les pêcheurs seront les bienvenus.

jusqu'à quand vont durer les travaux du pont levant? Avant l'été cela sera modéré. Après la rentrée, on entrera dans les périodes dures en septembre, novembre et janvier avec des fermetures totales aux piétons, voitures et bateaux. On a besoin de le rénover et de le rétablir.

A Canto la Poste va-t-elle arrêter sa tournée? Nous avons interpellé la Poste pour qu'il y ait un facteur. On peut penser qu'il y a moins de courriers et donc on serait tenté de privatiser les choses. Ce n'est pas notre vision des choses. On exige que le service public soit maintenu.

Comment rendre les Centres d'initiations sportives gratuits en cette période d'économie budgétaire? Les parents sont très attachés aux CIS. Les enfants payaient 10 euros jusqu'à présent. Pour nous, les services publics doivent être gratuits. Je veux prendre le contre pied de tous ce que l'on est en train de connaître. De la marchandisation de beaucoup de choses comme ADP, La Poste etc...Les économies budgétaires seront mieux réparties.

Les résultats des élections européennes impactent la politique de notre pays. Il est très important d'aller voter. Je rêve que l'Europe ressemble à Martigues. L'Europe des gens et pas de l'argent.

Pourquoi ne pas réfléchir à une tarification progressive en fonction des revenus plutôt que la gratuité? Je comprends cette préoccupation. Nous sommes en train de regarder cela pour plusieurs sujets. Mais un enfant vaut un enfant quel que soit son origine sociale. C'est très généreux,  mais l'accès à la culture permet aux enfants de milieux divers de se côtoyer et de gommer les différences.

Les bus vont-ils rester gratuits? Les transports dépendent de la Métropole. Je ne crois pas que la volonté soit d'éviter qu'il y ait un tarif appliqué pour les scolaires. Pour l'heure, c'est le conseil de territoire qui paie à la place des familles. Nous sommes une exception. En mars 2020, lorsque la métropole reprendra la main sur l'ensemble du territoire on risque d'avoir une mauvaise surprise.

Dynamisation du centre-ville de L'Île? Le quartier de L'Île n'est pas abandonné, avec le changement de sens, l'arrivée de l'Office de tourisme. C'est une période transitoire. On aura la rénovation totale de la rue de la République. On veut orienter ce quartier vers le tourisme et la culture.

Le devenir du club de Rugby? Il a veçu une belle période. Aujourd'hui le club devient deux clubs. Un à Port de Bouc et un à Martigues. Nous allons accompagner sur le budget 2019 les deux associations. Nous voterons le complément de la subvention pour les Diables rouges. Ensuite chacun vivra sa vie. Je veux que les enfants puissent continuer à faire le sport qu'ils ont choisit.

Quel est le programme de l'été à Martigues? Après un gros travail de concertation, nous avons réalisé un programme intéressant et attirant avec beaucoup d'animations notamment dans les nouveaux lieux comme le théâtre de verdure. La liste des manifestations va bientôt être publiée.

Où en est la candidature de l'Etang de Berre à l'Unesco? Le comité scientifique a travaillé longuement sur cette question pour réaliser le dossier dans lequel on explique pourquoi l'étang est un candidat valable. Des animations vont avoir lieu.

 La question de l'accès à la propriété à Martigues. Le prix des biens est inabordable? La difficulté est la disposition du foncier pour permettre la construction de nouveaux bâtiments. Il est difficile de consacrer des terrains. Nous sommes contraints par le PLU. On aura d'ici un ou deux ans des possibilités. 

 Le projet de gymnase du collège Vallon est-il toujours d'actualité? Oui, il l'est. Il fallait les autorisations. Nous les avons.

Va-t-on nettoyer les ravages laissés par l'incendie dans le massif de Carro? Nous avons confié à une entreprise ce nettoyage. Cela dépend désormais de la Métropole. Je partage cet avis. Il faut que l'on nettoie. 

Des bus pour desservir Saint Julien? C'est une compétence métropolitaine. Mais je rappelle qu'il existe à Martigues un service de bus à la demande. Il faut appeler et réserver son bus. Personne n'est isolé. Je ne crois pas qu'il y aura de transports mis en place de St Julien vers le centre de Martigues.

Vous êtes candidat aux prochaines élections municipales. Quel est votre vision de Martigues dans le futur? J'ai demandé à un cabinet de réfléchir au Martigues de 2030. L'habitat, le déplacement... Le modèle de fonctionnement de notre ville doit perdurer. Les services rendus aux populations, la démocratie de proximité, nous avons décidé de présenter à tous les Martégaux le budget de la ville. On veut que les gens s'emparent des sujets. Les grandes lignes de notre politique sont déjà inscrites.

Le développement de la fibre optique qu'en est-il? Aujourd'hui 15 000 logements sont connectés. 8000 sont en cours. Elle arrive. Il faudra plusieurs mois avant d'avoir une couverture totale. 

Quel est l'avenir des modes de déplacements doux à Martigues? Aujourd'hui nous avons plusieurs kilomètres de voies, environ 50 où l'on peut se déplacer à pied, en vélo... Il y a du chemin à faire encore. Bientôt la voie verte de Lavéra sera achevée. On va continuer à avancer.  On va tenter l'expérience des vélos en libre service.

Pourquoi vous représenter aux prochaines élections à 78 ans? Doit-on s'attendre à une passation de pouvoir? Tout est envisageable. Nous sommes à dix mois des prochaines élections. Normalement aujourd'hui je suis candidat à la tête d'une équipe. Dans le courant d'un mandat, tout peut se passer. Y compris une passation de pouvoir. On a envie que ce que l'on fait se développe, et que des personnes qui ont la même vision prennent la suite. Quand le temps sera venu, je le ferai avec la plus grande générosité.

Comment se faire entendre à La Métropole sans groupe? JC Gaudin a refusé que nous ayons un groupe car il ne nous jugeait pas assez nombreux. Aujourd'hui on termine le mandat dans quelques mois. Mais chacun sait où je suis, ce que je pense et défends. Les services techniques métropolitains savent comment nous travaillons. Il s'ensuit un très grand respect sur notre façon de faire.

Le projet de thalasso existe-t-il encore à La Couronne? Il ne verra pas le jour. Nous travaillons avec deux groupements dont l'UCPA, sur de la balnéothérapie et l'accès à des vacances de qualité. On veut quelque chose de qualitatif. Sans cela, nous laisserons le terrain comme il est

Quelles sont les mesures prévues en cas d'accident industriel? C'est un travail en cour. Nous avons déjà réalisé un plan de prévention des risques technologiques à La Mède. Là, on est sur le PPRT de Lavéra. Beaucoup de questions restent encore à régler. Les riverains sont exigeants. Il y a déjà des mesures mises en place. Il reste un souci, celui des voies d'accès. Notamment le non prolongement de la voie rapide de la Côte bleue est une inquiétude. J'espère que le département va le mettre dans ses priorités.