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Pollution de la Crau. 7 non-lieu pour SPSE et des dégâts définitifs

La plaine de la Crau a subit des dégâts irréparables.

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R. Chape R. Chape
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SPSE, mise en cause pour avoir entraîné la pollution de la Crau en 2009 vient de bénéficier de non-lieu pour sept chefs d'accusation. Sur place, la plaine porte encore les stigmates de ce drame écologique. Reportage.

 L'interview d'Axel Wolff, responsable du Pôle Crau.
Les 7 non-lieu dont a bénéficié SPSE portent sur l'infraction de mise en danger de la vie d'autrui, atteinte à un animal non domestique dans une réserve naturelle, destruction du milieu particulier, déversement irrégulier, altération du milieu particulier d'une espèce protégée, atteinte aux végétaux et destruction d'espèces. La société reste en revanche poursuivie pour le délit de pollution involontaire.

En août 2009, la rupture d'une canalisation dans la réserve naturelle des Coussouls-de-Crau, classée Natura 2000, avait entraîné le déversement de 4.500 tonnes de pétrole dans cette steppe qui abrite des espèces uniques en Europe entre Arles, Fos-sur-Mer et Salon-de-Provence. La SPSE avait été mise en examen comme personne morale le 14 octobre 2010 par la juge d'instruction de Tarascon Ghislaine Roque.

Cette mise en examen intervenait notamment sur la base d'un rapport d'expertise pointant la responsabilité de l'exploitant qui n'aurait pas tenu compte de quatre incidents antérieurs. Dans son rapport, l'expert Bernard Thibonnet relevait notamment "la piètre qualité" des tubes utilisés pour réaliser, il y a 40 ans, cette conduite.

Selon l'ordonnance de la juge d'instruction rendue vendredi et citée par les avocats de l'entreprise, "l'information a établi que la SPSE a strictement répondu aux différentes obligations textuelles auxquelles elle était soumise tant s'agissant des exigences concernant la conception des tubes installés que s'agissant du suivi et de l'entretien de l'installation".

"Dans les cas de pollution, nous nous trouvons souvent confrontés au fait que les normes sont mal calibrées", a déploré Benjamin Kabouche, directeur régional de la Ligue de Protection des Oiseaux, qui s'était portée partie civile. "Nous espérions lancer un débat sur l'entretien des pipelines. Un non-lieu est un signal envoyé aux pollueurs, une prime à la négligence", a-t-il ajouté.

Aujourd'hui, sur les lieux de la catastrophe, est érigée une station chargée de filtrée la nappe phréatique impactée par la fuite. Axel Wolff, responsable du Pôle Crau au Conservatoire des Espaces Naturels PACA, fait le bilan, trois ans après le faits, au micro de Fabienne Verpalen.

Regardez son interview en vidéo.
(Avec AFP)