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CEA: premier exercice nucléaire national prévu pour janvier

Ghislaine Verrhiest-Leblanc, inspectrice de la sûreté nucléaire à la division de Marseille

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Ghislaine Verrhiest-Leblanc, inspectrice de la sûreté nucléaire à la division de Marseille

Réunion au château de Cadarache

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Réunion au château de Cadarache

Présence des différents acteurs de ce scénario fictif

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Présence des différents acteurs de ce scénario fictif

Explication du risque sismique dans le sud-est de la France

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Explication du risque sismique dans le sud-est de la France

O. Ferrandino O. Ferrandino
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Projet pilote mis en place bien avant la crise nucléaire japonaise de Fukushima, il aura fallu 2 ans pour mettre en forme ce tout premier exercice nucléaire français. Et, c'est sur le site de Cadarache que celui-ci se déroulera.

 Ghislaine Verrhiest-Leblanc, inspectrice de la sûreté nucléaire à la division de Marseille
 Francis Mené, colonel des sapeurs pompiers et chef de l'état major interministériel
17h.Château de Cadarache. Les différents acteurs de ce tout premier exercice pilote sont présents. Ils sont là pour préparer l'exercice français n°1 du genre, bien qu' il s'agisse "du 4ème de ce type au niveau international".  Mais, pour l'instant, en ce qui concerne le scénario,  "c'est encore un secret". Car, comme le précise, Ghislaine Verrhiest-Leblanc, inspectrice de la sûreté nucléaire à la division de Marseille, "c'est d'ailleurs tout l'intérêt".  Pour autant, certains paramètres de ce scénario  type, prévu pour le 17 janvier prochain, ont tout de même été fixé.

Tout d'abord, le CEA a souhaité que "l'initiateur de ce projet pilote soit un séisme. Des répliques seront éventuellement jouées". Car, "c'est un déroulé possible d'un évènement sismique". D'ailleurs, tous les évènements sismiques majeurs le montrent. En termes de conséquences, ce séisme génèrera des impacts à l'extérieur du centre (CEA) sur les communes situées dans ce qui est appelé, "le plan particulier  d'intervention", soit une dizaine de communes mais aussi, au-delà de celles-ci soit une vingtaine en tout. En bref, le point fort de ce scénario est avant tout son réalisme. L'idée est que celui-ci puisse se rapprocher le plus possible d'une réalité notamment assimilable à la crise nucléaire de Fukushima au Japon. Un séisme suivi d'une crise nucléaire. Le but  étant de pouvoir organiser: "une gestion de crise mobilisante sur un territoire défini" .

Autre type de conséquences: ce séisme fictif "va impacter des défaïences et certaines installations nucléaires du centre de Cadarache" (installations civiles mais aussi secrètes ou encore d'autres installations de type installations classées ou encore des ouvrages non classés -étant tout de même aussi importants pour la gestion de crise sur le site nucléaire).

Du point de vue organisationnel, plus de 500 acteurs vont être mobilisés sur 4 départements, il y aura sur le centre le personnel du CEA (au niveau local) mais aussi des appuis du centre d'expertise (au niveau national).  De plus, interviendront "des autorités de sureté", au niveau nucléaire, ainsi que "des autorités de sureté défense". De même, interviendront:  la DREAL, l'IRSN, la préfecture de zone qui coordonnera l'ensemble du système, les élus qui seront mobilisés au niveau de leur PCS ( Plan Communal de Sauvegarde) mais aussi les services départementaux d'incendie et de secours.

Enfin, "des réseaux de coupures de télécommunications, de circulations, de fluides, de gaz et de gestionnaires de réseaux" feront également partie de ce scénario fictif. Cependant, "la pression médiatique" elle, ne sera pas un des éléments joués lors de cet exercice pilote du 17 janvier prochain car, comme le rappelle Ghislaine Verrhiest-Leblanc, inspectrice de la sûreté nucléaire à la division de Marseille: "l'exercice est complexe, il serait trop ambitieux d'y rajouter cet élément". Et pour cause, il s'agit du premier exercice sismique sur Cadarache. En effet, celui-ci allie à la fois une composante ouvrage nucléaire et sécurité civile à l'extérieur des centres. Une réelle innovation donc sur le territoire national.