Temps forts

Temps forts
Inscrivez-vous
Ecoutez MAritima RADIO en direct

Chèvres sauvages et divagantes : la Ville de Martigues passe à la capture des boucs

Chèvres sauvages et divagantes : la Ville de Martigues passe à la capture des boucs

1/1

Chèvres sauvages et divagantes : la Ville de Martigues passe à la capture des boucs

c. lips c. lips
Partagez cet article
  • Pratager sur Google+

Le sujet des chèvres sauvages du massif de la Nerthe s'est invité lors du conseil de quartier de Saint-Julien les Martigues. La municipalité vient de capturer une centaine de boucs qui vont être confiés à des éleveurs agréés pour éviter que les animaux ne menacent les cultures et la sécurité routière

C'est un dossier brûlant, qui s'invite régulièrement à la Une de l'actualité régionale (Cf. notre dernier article ICI). Le présence de quelque 500 chèvres sauvages dans le massif de la Nerthe, entre Martigues et l'Estaque, pose des problèmes. Celles-ci divaguent dans les collines, mais aussi sur les routes et même l'autoroute, causant parfois des accidents. Elles vont aussi brouter dans les champs des agriculteurs et se régalent notamment des pieds de vignes bien tendres, des viticulteurs du Vallon de Saint-Pierre / Saint-Julien. 

Sur le modèle de l'association « Les chèvres de nos collines » à Châteauneuf-les-Martigues, la Ville de Martigues a expérimenté ces derniers mois un espace de nourrissage sur les hauteurs de St-Julien pour tenter d'éloigner les chèvres errantes des routes et des parcelles agricoles. Cette solution consiste à "fixer" les bêtes dans des espaces éloignés où elles peuvent se nourrir en foin, en graines et en eau, grâce à l'intervention des agents municipaux, du Comité Communal Feu de Forêt (CCFF), des adhérents de la Société de chasse et de la cave vinicole de St-Julien. 

Sauf que les sangliers sont passés par là, attirés par la nourriture, et ont détruit l'espace de nourrissage. La Ville de Martigues a donc décidé d'opter pour une autre solution, la même que celle retenue par Châteauneuf ou encore Ensuès : capturer les boucs et les confier à des éleveurs agréés par l'État, afin que la population de chèvres cesse de s'accroître. Une centaine de bouc a été capturée à Martigues ces derniers jours. "On ne va pas les remettre dans la nature, mais les confier à des éleveurs, a précisé Odile Teyssier-Vaisse, élue et présidente du conseil de quartier de Saint-Julien. Elles font beaucoup trop de dégâts dans les vignes et à un moment donné, il faut s'occuper de la régulation des animaux si l'on veut faire cohabiter culture et animaux sauvages, préserver nos activités économiques et la sécurité routière.

Le Directeur de l’Environnement et du Développement Durable à la Ville de Martigues, Patrick Madec, a ajouté : "C'est un dispositif qui est encadré par les services de l'État, la chambre d'agriculture et la règlementation relative aux caprins sauvages. Nous respectons le bien-être animal, nous avons suivi un protocole strict et formés nos agents communaux pour la capture des animaux.

De son côté le maire de Châteuneuf-les-Martigues, Roland Mouren, a répondu aux attaques de la fondation Bardot, écoutez sa réaction dans cette dépêche