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Martigues: une randonnée, une histoire, un paysage

Le blockhaus de type H612 est l'un des vestiges visités.

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Le blockhaus de type H612 est l'un des vestiges visités.

Les participants ont parcouru neuf kilomètres.

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Les participants ont parcouru neuf kilomètres.

Martigues: une marche

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Martigues: une marche

S. André S. André
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Ce samedi 23 octobre, la toute jeune association Histoire mémoire et patrimoine provençal organisait sa première visite commentée. Elle portait sur les ouvrages militaires dispersés sur le littoral martégal, à Carro et La Couronne. On en compte pas moins de 200. Ces constructions allemandes constituaient une partie du mur de Méditerranée, entre 1942 et 1944

 Martigues: une marche, une histoire, un paysage

Le rendez-vous était fixé à 9 h 15 sur le parking des Arnettes, dans le pittoresque village de pêcheurs de Carro. Bien couverts, bien chaussés aussi, ils étaient une bonne trentaine à s'être inscrits et surtout à être venus, malgré le vent et le froid, participer à cette randonnée pas comme les autres.

Initiée par l’association Histoire mémoire et patrimoine provençal, cette marche de neuf kilomètres avait pour objectif de faire connaître au public le patrimoine militaire de la Côte bleue. A Martigues, on estime à 200 ouvrages de ce type dont la majorité a été construite sur le littoral, entre 1942 et 1944. Durant cette période, la Provence était occupée par l'armée allemande. Martigues, petite ville de 10 000 âmes, a dû supporter la présence de près de 2000 soldats : « Les Allemands craignaient un débarquement de la part des alliés, explique Alain Croce, historien. Il faut savoir qu’ils devaient défendre une côte qui allait de la frontière espagnole jusqu’à l’Italie. Bien sûr, les alliés n’allaient pas leur dire où ils comptaient débarquer ! » Les randonneurs ont pu admirer différentes fortifications: des blockhaus, mais aussi des tobrouks, des batteries de canons, des abris, des soutes à bombes… « Ils avaient des équipes de géologues qui étudiaient le terrain et les adaptaient en fonction. On ne construit pas ici comme en Camargue par exemple. » ajoute Alain Croce.

Les randonneurs sont partis de l’anse des Arnettes, ont longé le bord de mer puis se sont engouffrés dans la garrigue et la pinède, pour arriver sur la plage de Bonnieu. Un arrêt pique-nique s’est improvisé sur le plateau de Cavalas agrémenté d’un beau panorama et d’un apéritif bien mérité ! Au delà de l’aspect militaire, c’est aussi tout un écosystème qui était à découvrir sur ce parcours. Selon les naturalistes, Martigues fait partie des villes les plus riches de France en terme de biodiversité et compte une quinzaine d'espèces protégées sur son littoral. Le promeneur, s'il a l’œil initié, peut notamment y voir des orchidées sauvages.

L’association Histoire mémoire et patrimoine provençal prévoit d’autres sorties comme partir à Saint-Andiol sur les traces du résistant Jean Moulin, ou encore découvrir le camp des Mille, un mémorial important de notre territoire. Le prochain rendez-vous est fixé le 11 novembre, à la salle paroissiale de La Couronne. De 14 h 30 à 18 h 30, l’association présentera une petite exposition relatant la vie de ce village, et celui de Carro, pendant la Première Guerre mondiale. Toutes les informations sont à retrouver sur la page Facebook de l’association Hm2P.

https://www.facebook.com/Histoire-m%C3%A9moire-et-patrimoine-Provence-Hm2P-103904561188672