Temps forts

Inscrivez-vous
Ecoutez MAritima RADIO en direct

La Marche pour une vraie loi climat, dimanche, à Martigues

La Marche pour une vraie loi climat, dimanche, à Martigues

1/1

La Marche pour une vraie loi climat, dimanche, à Martigues

S. André S. André
Partagez cet article
  • Pratager sur Google+

Le 28 mars est organisée, dans tout le pays, la Marche pour une vraie loi climat. Associations, collectifs et syndicats s'unissent et appellent à la mobilisation pour dénoncer l'inaction gouvernementale et le manque de crédit accordé aux mesures proposées par les membres de la Convention citoyenne, visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre

Davantage de démocratie participative pour une transition écologique plus juste, voilà ce qui justifiait le lancement, en 2019, de la convention Citoyenne par Emmanuel Macron. Après un an de travail et de réflexion mené par les 150 membres (tirés au sort et représentatifs de la diversité de la société française), 149 propositions ont été présentées pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40% d'ici 2030. Ce travail portait sur différents secteurs tels que le transport, l'agrochimie, nos habitudes de consommation, le logement, l'alimentation... De cette concertation, il ne reste pas grand chose dans le projet de loi Climat et résilience présenté lundi 29 mars, devant les députés.

Face à ce constat et cette désillusion amère, plus de 400 associations présentes sur le territoire français, collectifs et syndicats ont décidé de se mobiliser en organisant la Marche pour une une vraie loi climat, le dimanche 28 mars. Pour l'instant, 143 rassemblements sont organisés. Un nombre qui devrait être revu à la hausse, d'ici dimanche, selon Catherine Bonafé, membre de l'association Alternatiba, organisatrice de la marche, à Martigues : « Cette marche a pour objectif de dénoncer le manque d'ambition de cette loi, de défendre les mesures proposées par les membres de la convention et d'exiger un texte qui soit à la hauteur de l'urgence climatique. Il faut savoir que même les instances plus institutionnelles disent que le compte n'y est pas. Le Haut conseil pour le climat, lui-même, estime que le contenu de cette loi ne permettra pas à la France de rattraper son retard notamment dans la transition bas carbone.»

Sur les 149 propositions, 113 ont été amoindries ou supprimées, 10 ne sont même pas évoquées. On peut citer celles visant à interdire le financement de nouveaux élevages agro-industriels, des publicités sur la malbouffe et les produits fortement émetteurs de gaz à effet de serre, les extensions d'aéroport. Mais aussi celles portant sur le plan d'investissement dans le ferroviaire, la mise en place de la consigne sur le verre... « Cette crise climatique pose un défi anthropologique majeur dans notre histoire, inédit dans l'histoire de l'humanité, selon Frédéric Grimaud, adjoint à l’Éducation populaire, aux Centres sociaux et aux Maisons de quartier de la ville de Martigues. Les rapports l'ont récemment démontré, les banquises fondent de manière inexorable. Même si on arrêtait la production carbonée, ça continuerait. L’éducation populaire a un rôle majeur à jouer auprès des gens. Apprendre à planter des légumes, réparer des objets sont des pratiques de demain qui seront fondamentales dans la relocalisation de l'économie, de la culture et de l'éducation. » 

Se joindront à cette marche 23 autres associations, collectifs et syndicats du territoire martégal et plus largement du département. On peut citer Les vélos de l'étang, le café associatif le Rallumeur d'étoiles, l'Union locale CGT de Martigues, le Miam local, Amnesty international, la LDH, la Maison des jeunes et de la culture, le Mouvement pour la paix, l'ADPLGF, les Gilets jaunes citoyens du Pays de Martigues, la FSU, la CFDT 13 interco, le collectif stop Zac des Aiguilles, des Amap, Nous voulons des coquelicots.... « Dans cette liste, précise Catherine Bonafé, il y a quatre syndicats. Ils insistent sur les questions de transition écologique sans perte d'emploi. Il apparaît que la crise climatique ne peut pas être dissociée de la question sociale. En 2015, il y a eu un gros travail de fait sur cette question intitulé Un million d'emplois pour le climat. Ça a été décliné dans certaines régions comme le Pays basque, dans le public comme dans le privé. C'est une question qui pourrait être travaillée, ensemble, sur notre territoire qui est l'une des plus grandes zones pétrochimiques et sidérurgiques de France.»

A Martigues, le rendez-vous pour la Marche pour une vraie loi climat est fixé sur la place Jean Jaurès, dans le quartier de Ferrières, à 11 h. Des rassemblements sont aussi prévus à Marseille, Arles ou encore Salon.

https://vraieloiclimat.fr/28mars/appel

https://alternatiba.eu/

https://multinationales.org/IMG/pdf/rapp_2.pdf

https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/pdf/ccc-rapport-final.pdf

Photographie: Frédéric Munos