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A Martigues, au chevet des massifs incendiés

M. Montagne M. Montagne
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Les incendies estivaux n'ont pas fait que calciner les arbres, ils ont détruit le fragile équilibre qui permet aux massifs de résister à l'érosion et donc, d'empêcher des inondations dévastatrices

Depuis le mois de décembre, à la demande de la ville de Martigues et sur la base d'un diagnostic de l'ONF, le service Forêt de la Métropole est venu sur place pour aider les massifs malmenés à restaurer leurs défenses.
C'est un gros chantier qui va durer près d'une année et qui porte sur des centaines d'hectares.
Cinq secteurs, considérés comme prioritaires, bénéficient ainsi d'une RTI, une restauration des terrains incendiés
Le premier est le chemin des Roussures, à La Couronne.
Coincé entre deux vallons, celui de l'Artou et du Martou, cette voie a subi une très forte dégradation de sa surface  en raison du phénomène d’érosion causé par les fortes pluies de novembre.
Sans intervention humaine, ce sont des tonnes de terres, de coulées de boue, de sédiments et de cendre qui vont continuer à se déverser.
Au delà de la remise en service du chemin, le chantier comprend aussi la création d'un large fossé d'évacuation des eaux de ruissellement ainsi que, sur les pentes des vallons, la mise en fascine de branches et de troncs coupés. Il s'agit d'une technique qui consiste à abattre les arbres perpendiculairement à la pente et les laisser se décomposer pour bloquer le ravinement et l'érosion qui sévissent suite à la suppression du couvert végétal détruit par les flammes
Les arbres trop calcinés, eux, seront coupés et partiront vers des filières de valorisation. Ils serviront de combustible.
L'incendie a également fait ressurgir des vestiges de murets, de restanques et des zones d'enrochement réalisés par les anciens. Des structures que les agents ont conservé et remis en état car ces techniques ancestrales permettaient le ralentissement les crues.
Suivront quatre autres secteurs : le quartier des Aubiats et celui des Ventrons, le Grand Vallat et le vallon des Pereires.
Quant à Dame Nature, même très en colère, elle peut se révéler également bienveillante, c'est ainsi que l'incendie à été propice à la régénération de certaines espèces (chênes kermès, chêne verts, strate herbacée naissante, chèvrefeuille d’Étrurie...) et que la saison des asperges mais aussi des champignons sera très bonne !

En vidéo, l'interview de Lionel Long, directeur Forêt à la Métropole

(avec Soazic André / Maritima Médias)