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Istres : les cavalières de la prévention

Istres : les cavalières de la prévention

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Istres : les cavalières de la prévention

U. Téchené U. Téchené
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Vous pouvez les croiser en vous promenant dans les massifs au sud de la ville d'Istres. ''Les'', ce sont les gardes à cheval qui se redéployent depuis une quinzaine de jour pour la prévention des incendies. Avec comme QG le centre équestre istréen Le Deven.

 Istres : les cavalières de la prévention
 Istres : les cavalières de la prévention

Casque noir, chemise couleur taupe avec inscrit au dos « garde à cheval », elles sont deux cavalières ce matin là à brosser leur monture respective avant de les sceller. Le soleil de juillet brille au-dessus du centre équestre Le Deven ainsi que sur les pinèdes alentours, la chaleur grimpe, la prévention contre les risques d'incendie est de mise. Mahelia Chambourdon, 18 ans, cavalière confirmée du Deven résume l'idée générale : « C'est prévenir contre les incendies. Il y a pas mal de touristes dans la région qui ne sont pas forcément sensibles à ce risque, surtout ici où c'est particulièrement sec ». Les patrouilles servent moins à surveiller les imprudents qu'à sensibiliser les promeneurs au problème de la présence en forêt si un incendie se propage. Chaque jour de l'été les massifs des Bouches-du-Rhône sont classés en fonction des risques d'incendie (l'exemple du 13/07/2022) et une des missions des gardes à cheval est d'en informer les usagers ; comme de demander gentiment de sortir des zones quand celles-ci sont passées en rouge, voire jaune selon les heures; ou de distribuer des prospectus d'information.

Ce dispositif d'une garde à cheval existe à Istres depuis près de 20 ans sous diverses formes. Cette année onze cavalières du Deven se relaient pour patrouiller sous les pins pendant la période estivale, à raison de deux patrouilles quotidiennes matin et après-midi dans les secteurs sud de la commune. Des Heures Claires au Ranquet jusqu'au Citis et Lavalduc. L'intérêt de réaliser cette mission à cheval, c'est de pouvoir pénétrer des zones difficiles d'accès pour les véhicules des forestiers ou du Comité Communal Feu de Forêt.

Ce job d'été un peu particulier n'est accessible qu'aux cavalier(e)s confirmé(e)s, sans pour autant qu'il leur soit demandé le palmarès de Mélie Gosa, championne de France 2019 des cavalières. Pour elle, la garde est un moyen de faire une pause dans les compétitions ; et le cheval, un moyen pour faire passer les messages de prévention : « Je pense que les chevaux apportent un peu de douceur, du coup les personnes sont plus conciliantes. Les gens qui promènent leurs chiens ou ceux qui courts comprennent bien nos messages. Et puis les incendies que nous avons eu la semaine dernière les ont marqués..., pour nous c'est plus facile de faire de la prévention ».

Dans l'immense majorité des cas les rencontres avec les usagers de ces espaces naturels se passent bien. Les gardes à cheval ont une mission pédagogique de prévention, aucunement de répression. Complémentaires au CCFF, pompiers ou policiers municipaux, c'est à ces derniers qu'elles font appel en cas d'incivilité manifeste.

Retrouvez en vidéo des extraits de l'interview d'Alain Aragneau, Adjoint au maire d'Istres en charge de la sécurité civile et publique + le reportage de Maritima.