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Qualité de l'air: les attentes des habitants du territoire bientôt prises en compte

G. Saucerotte G. Saucerotte
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Une concertation sur la qualité de l'air va bientôt être menée sur le territoire. Les habitants de 21 villes du pourtour de l'étang de Berre et de la Côte bleue seront invités à donner leur avis sur cette question.

C'est une projet de taille qui marquera l'année 2019. Nommé Réponses, ce projet ambitionne de mettre en phase les attentes des populations et les réponses à leur apporter en matière de qualité de l'air. "Il y a beaucoup d'inquiétude sur la question santé/environnement, explique Gwënaelle Hourdin, déléguée générale de l'association SPPPI (secrétariat permanent pour la prévention des pollutions industrielles) en charge du projet. Parallèlement beaucoup d'actions sont menées par les acteurs mais manquent de visibilité ou ne correspondent pas aux attentes des populations. L'objectif est donc d'apporter des réponses à ces préoccupations." Dans un premier temps, un cabinet d'études sera en charge de récolter toutes ces informations auprès des habitants de 21 communes situées dans l'arrondissement d'Istres, de la Côte Bleue et jusqu'à Port-Saint-Louis-du-Rhône. "Nous ne savons pas encore quelle forme cela prendra concrètement, mais nous voulons sortir des conventions, des classiques réunions publiques", poursuit la déléguée générale. Dans un second temps, les principales parties prenantes du projet feront des propositions concrètes. Parmi les acteurs assis autour de la table La Métropole, la Dréal, les industriels, l'Agence régionale de Santé, les villes de Vitrolles et Fos, les associations mais aussi les syndicats FO et CGT. "J'ai proposé que notre territoire s'inscrive dans ce projet, a annoncé François Bernardini, le maire d'Istres. J'ai aussi proposé qu'il fasse appel à l'institut éco-citoyen pour conduire des études propres au territoire Istres ouest Provence." Pour la déléguée générale, les bonnes volontés sont donc bel et bien présentes. " Tous sont vraiment près à jouer le jeu, estime-t-elle. Nous voulons être au plus près du quotidien des gens. Si par exemple est identifié un problème de bruit ou de pollution aux particules dans une quartier, nous devrons être capables d'identifier la source et de trouver des solutions." 

À l'issue de cette grande concertation une question essentielle toutefois devra se poser: jusqu'où sont près à aller les acteurs pour répondre aux populations? Sachant que les réponses apportées à l'épineux problème de la qualité de l'air aborderont inévitablement les problématiques de la diminution des émissions de gaz à effet de serre, de la prévention des risques et de l'offre de soin. "Nous ne savons pas jusqu'où chacun pourra aller, mais ils faut leur faire confiance, conclut la déléguée. Ils sont prêts.

Selon les résultats de Réponse, d'autres projets autours, cette fois, de la qualité de l'eau, des sols et des aliments sont envisagés. 

 

Ecoutez l'interview de Gwënaelle Hourdin, déléguée générale SPPPI