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Déconfinement : Adieu Oxyde d'azote, bonjour Ozone

U. Téchené U. Téchené
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D'après Atmosud, qui analyse la qualité de l'air dans la région, les niveaux d'oxydes d'azote et de particules fines n'ont pas repris leurs taux d'avant confinement. Par contre l'ozone, qualifiée de « pollution de l'été » arrive à grand pas.

Atmosud, l'organisme qui analyse la qualité de l'air dans notre région a constaté lors des 2 mois de confinement une forte diminution des oxydes d'azote (NOx), marqueurs du trafic routier. Dans le même temps il a mesuré une augmentation des particules fines dues notamment au chauffage au bois et au brûlage des déchets verts – un taux de particules fines qui s'est atténué fin avril avec l'interdiction de brûlage dans le département d'une part et la fin du chauffage avec l'arrivée du printemps de l'autre.

Et maintenant ? Atmosud vient de réaliser un bilan qui mesure la qualité de l'air 1 mois après le déconfinement, du 11 mai au 7 juin dans la région Fos-Etang de Berre. A l'image du bilan du même organisme concernant les zones urbaines, il convient de retenir que les concentrations en oxydes d'azote et de particules fines restent en moyenne inférieures, respectivement de 35% et 40%, aux mesures observées les années précédentes. En première explication possible, les activités qui n'ont pas complètement repris, doublée de conditions météo favorables à la dispersion des polluants. Concernant les gaz marqueurs de l'industrie, dioxyde de soufre en tête (SO2) ou benzène, leurs concentrations ne montrent pas d'évolution notable, la plupart des industries n'ayant guère modifiées leur rythme de production entre l'avant et l'après confinement. Les mesures, qualifiées de « faibles » par Atmosud (moins de 5 microgrammes par m3), restent cependant relatives : « Il faut se méfier des bilans, détaille Sébastien Mathiot d'Atmosud, parce que les stations de surveillance implantées à Port-de-Bouc, Martigues, Fos ou Berre ne sont sous les rejets industriels que quand le vent les amène des usines vers ces lieux précis. Donc parfois le bilan est faussé si le vent n'a pas soufflé vers les secteurs des stations ».

Dans l'ensemble, oxydes d'azotes et dioxyde de soufre sont des marqueurs de polluants hivernaux. Avec les chaleurs estivales, c'est l'ozone (O3) qui va se manifester, une combinaison des rejets du trafic routier et industriels avec les rayons UV. Un premier pic de dépassement du seuil de recommandation pour le public a été constaté le 24 juin pendant 3 heures, sur le secteur de la Côte Bleue. Pas sûr que ce polluant en reste là pour les 2 mois à venir...

Ecoutez les explications de Sébastien Mathiot, le référent pour l'ouest des Bouches-du-Rhône à Atmosud..