Temps forts

L'air que l'on respire est mauvais

G. Saucerotte G. Saucerotte
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Depuis le début de l'année, la qualité de l'air est médiocre sur le département. La faute aux particules en suspension et au froid.

Elles sont microscopiques, pourtant, elles remplissent nos poumons dès que l'on met le nez dehors. Les niveaux de particules en suspension (poussières, etc) connaissent depuis le début de l'année une forte augmentation. Sur les 30 stations de mesures de ces particules installées dans la région, 11 ont enregistré entre 15 et 30 jours de dépassement des seuils autorisés. Parmi les mauvais élèves, Marseille et Martigues, mais aussi Marignane, Salon ou encore Le Pontet. Une mauvaise qualité de l'air dû au froid, mais pas seulement. En effet, les transports motorisés, les chauffages et le brulage de bois contribuent également à l'augmentation de ces particules.

Danger pour la santé
Selon l'agence régionale de santé (ARS), de nombreuses études ont été conduites au niveau mondial afin d'analyser l'impact sur la santé de ces particules inhalées. "On constate des effets à court et long terme, explique Philippe Alesandrini, membre du bureau de l'ARS. Nous sommes inquiets sur les effets à long terme. Plus les particules sont petites, plus elles pénètrent en profondeur dans les alvéoles. Cela entraîne des risques pour l'appareil respiratoire et cardiovasculaire. Mais aussi des risques de cancers,  plus liés au composé chimique de ces particules." Rappelons également que la pollution aux particules est la cause de 42 000 décès prématurés par an en France et serait responsable d'une perte de 7,5 mois d'espérance de vie dans notre département.

Et les industriels!
Les industries, très importantes sur le pourtour de l'étang de Berre, contribuent aussi à cette pollution. "C'est vrai qu'autour de l'étang de Berre, les transports de camions sont nombreux, souligne Serge Andréoni, président d'Air Paca. A cela s'ajoutent les industries, mais aussi l'aéroport de Marignane, et les bases d'Istres et Salon. Toutefois, il faut bien avouer qu'en terme d'écocitoyenneté, c'est plus difficile de l'apprendre à nos administrés qu'à nos industries. Car pour elles il y a des instances comme la Dreal qui les contraint. Tandis que pour le public, personne ne peut les obliger à adapter un comportement citoyen."

Comment diminuer cette pollution?
Plusieurs actions sont conduites par la Dreal et l'ARS. Notamment la mise en place de plans de protection de l'air (PPA). Quatre sont actuellement en cours d'élaboration dans la région, dont un dans les BDR. "Ces PPA contiennent 40 mesures, explique Laurent Neyer, directeur régional adjoint de la Dreal. Cela ira de l'obligation pour les industriels de réduire les polluants liés à la combustion jusqu'à des actions sur les particuliers comme par exemple l'installation de cheminée fermé. Cela passera également par des plans de déplacement urbain. Ces mesures seront accompagnées d'un volet informatif et financier."

Ecoutez les conseils de la Dreal pour réduire l'émission de particules fines.
(Itw Gwladys Saucerotte, photo JM Darras)