Temps forts

Inscrivez-vous
Ecoutez MAritima RADIO en direct

Vitrolles. Prêts à prendre de la hauteur pour travailler ?

  • Emploi
  • 02/03/2015 à 12h15
  • 01:56
Certains prennent visiblement beaucoup de plaisir en altitude...

1/1

Certains prennent visiblement beaucoup de plaisir en altitude...

R. Chape R. Chape
Partagez cet article
  • Pratager sur Google+

Une opération portes-ouvertes se tenait récemment au centre de formation d'ATIS SAS à Vitrolles, pour présenter la qualification de cordiste. Elle s'adresse notamment à des ouvriers n'ayant pas froid aux yeux, capables de travailler à 200 mètres de haut.

 L'interview de Catherine Heranval, directrice du PLIE MPM-Ouest.
 L'interview de Jérôme Tesson, responsable de la formation chez ATIS.
Exercer son métier, mais en hauteur ! C'est la solution qu'ont choisi certains courageux pour trouver du travail. Et selon Jérôme Tesson, responsable de formation chez ATIS SAS, ça marche plutôt bien. "Le taux d'employabilité d'une personne ayant réalisé un Certificat de Qualification Professionnelle de cordiste est de 90%", confirme-t-il. "Cela montre bien qu'il y a une vraie demande sur le marché des travailleurs sur cordes". Notamment pour les personnes disposant déjà d'un savoir-faire, qui peinent à trouver un poste au sol. "Ce qui nous intéresse dans ce titre professionnel, c'est qu'il s'adresse à des personnes ayant déjà des compétences, comme le nettoyage, le jardinage, ou les travaux publics", explique Catherine Heranval, directrice du Plan Local d'Insertion et d'Emploi de MPM Ouest. "Il leur offre une spécificité supplémentaire, qui peut leur permettre d’accéder a des offres d'emploi".
Le jardinier pourrait ainsi devenir élagueur, si le coeur lui en dit, ou plutôt les "tripes". "Si on n'est pas capable de monter sur un escabeau ou sur une chaise, vaut mieux éviter de choisir ce métier-là", précise Stéphane Rochereux, cordiste et formateur chez ATIS SAS. "On peut avoir des chantiers à 6 mètres, mais aussi à 200 mètres de haut, notamment quand on fait du renforcement de falaises". Mais ne pas craindre le vertige n'est pas non-plus une fin en soi, rappelons que pour devenir cordiste, il faut déjà avoir un métier. "Cela peut être maçon, peintre ou chaudronnier", poursuit le formateur. "On va ensuite l'adapter au monde de la hauteur. L'inverse, par contre, est beaucoup plus compliqué, si vous ne savez pas faire de la maçonnerie au sol, imaginez-vous en faire en hauteur..."

En vidéos, regardez les interviews de Catherine Heranval, directrice du Plan Local d'Insertion et d'Emploi de MPM Ouest, et de Jérôme Tesson, responsable de formation chez ATIS SAS.
(Interviews et images de Rémy Reponty)

Plus de renseignements sur les CQP-Cordiste sur le site d'ATIS SAS, qui dispose d'un centre de formation à Vitrolles.