Temps forts

Inscrivez-vous
Ecoutez MAritima RADIO en direct

Mode d'emploi : 300 chauffeurs de cars recherchés dans la région

  • Emploi
  • 13/05/2022 à 10h25
  • 02:09
G. Saucerotte G. Saucerotte
Partagez cet article
  • Pratager sur Google+

Le métier connait une grande pénurie de main d'oeuvre. Des nombreux chauffeurs sont recherchés dans la région par différentes sociétés. Mode d'emploi s'est rendu chez les Transports Robert/Kéolis à Martigues

Près de 300 postes de chauffeurs de cars sont à pourvoir dans les différents compagnies de transports de la région. A Martigues, les transports Robert, devenus Keolis en 1998, recrutent sans cesse, y compris des apprentis. "C'est d'ailleurs un bon moyen d'intégrer la profession, explique la responsable des ressources humaines. L'apprenti suit une formation de plusieurs mois à l'Aftral pour passer le permis, puis 3 mois avec nous sur site." L'occasion également de faire financer un permis qui coûte cher, environ 5000 euros, et qui constitue l'un des principaux freins. "Les demandeurs d'emploi doivent se tourner vers Pôle emploi. Il existe différentes façons de faire financer le permis, explique Anton, agent d'exploitation. Ensuite, une fois le permis en poche, on peut venir postuler chez nous." Les apprentis sont alors embauchés à temps partiel. "On ne brusque pas les jeunes conducteurs, poursuit la responsable. On les laisse se faire à la conduite d'un bus. En conduire un 35 heures par semaine quand on débute, c'est très fatiguant. On propose donc des contrats partiels, ils évoluent ensuivent vers du temps plein. Puis vers des responsabilités.

Le salaire, lui varie entre 800 (pour un contrat de 24h) et 2000 euros/mois pour un temps plein.

Un métier contraignant

Le désamour du public pour cette profession s'explique aussi par les contraintes, horaires notamment, et sans doute la mauvaise image médiatique véhiculée. "C'est vrai que l'on entend beaucoup parler d'agression de chauffeur, explique Magali, conductrice de bus. Il faut bien l'avouer, on a tous vécu des situations délicates. mais ce n'est pas tous les jours. C'est même assez rare. Et puis on s'habitue. Moi, personnellement, c'est un métier que j'aime. Je me sens bien quand je suis au volant de mon bus." Les chauffeurs suivent d'ailleurs des nombreuses formations en rapport avec la relation client, la gestion du stress et même les gestes de 1ers secours. "Un chauffeur est responsable des personnes qu'ils transportent", assure la responsable des ressources humaines. Si un chauffeur ne veux pas ouvrir les portes en dehors des arrêts officiels, ce n'est donc pas par méchanceté, mais pour des questions de sécurités et d'assurance en cas de pépins! Quand aux horaires, un chauffeurs peut travailler très tôt, très tard, voire les deux. "C'est rare, mais il est possible  de faire par exemple 5h-11h puis 18h-22h." 

Si la métier vous intéresse, à noter qu'il est possible de réaliser une immersion dans l'entreprise.