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Insertion Professionnelle : apprendre à croire en soi

  • Emploi
  • 07/09/2020 à 14h44
  • 02:58
Créer sa planète et convaincre les autres d’y vivre ou comment découvrir l’étendue de son potentiel

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Créer sa planète et convaincre les autres d’y vivre ou comment découvrir l’étendue de son potentiel

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Créer sa planète et convaincre les autres d’y vivre ou comment découvrir l’étendue de son potentiel

R. Chape R. Chape
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Dans la Maison de quartier Jacques Méli, à Martigues, une série d’ateliers et de rencontres accompagnent les 14-25 ans vers l’emploi, en misant, d’abord, et avant tout, sur l’humain.

 

« Optimiste », « intéressé », « déterminé »... Voilà l'état d'esprit des jeunes de Mas de Pouane face au défi qui les attend : trouver un emploi. Mais attention ! Pas n'importe lequel ; un qui les intéresse vraiment. Ceux qui doutent encore que cela soit possible en ces temps de « crise » n'ont qu'à les rejoindre, car l'atelier d'aujourd'hui sert justement à ça : y croire, croire en soi, en ses capacités.


« Avoir une bonne connaissance de soi permet de trouver le bon itinéraire », confirme Hélène Moissaing. Cette art-thérapeute de l'association les Ateliers d'LN s'y connaît, elle a elle-même pas mal « zigzagué » avant de trouver sa vocation : aider les autres à s'épanouir. Pas de formule magique, mais une méthode bien rodée, qui consiste d'abord, dans l’échange, à se dégager du négatif. Car comme elle dit si bien : « ceux qui vous rabaissent n'ont pas confiance en eux ». D’autant que subir ce type de comportement peut avoir des conséquences désastreuses.


« On le voit sur le terrain, à partir d’un certain âge il y a le risque d’un décrochage scolaire, qui peut conduire les plus influençables vers l’argent facile du trafic de drogue. Mon but c’est de rattraper ces jeunes, pour les orienter vers une passion ou un loisir leur permettant de retrouver un rythme et de trouver un emploi », explique Carmen Fernandez, animatrice de prévention sur le secteur jeunes en charge de ce projet, intitulé « du banc au boulot ».


Du positif donc, rien que du positif, et pendant que l'on fait connaissance de bon matin, assis autour de la même table, l'air de rien, le travail a déjà commencé. «  Les recruteurs parient plus sur le potentiel d'un jeune que sur ses compétences, d'où l'importance de bien se présenter, avec sa voix, mais aussi son regard, ses gestes... Tout cela transmet des informations déterminantes », poursuit Hélène. Autant de signes qu’il faut apprendre maîtriser, pour qu’à la fin de l’adolescence, l’émancipation des jeunes ne se fasse pas au détriment d’un « savoir-être ».


Ensuite, il faut créer... « Pour qu'ils prennent conscience que ce qu'ils ont construit, individuellement et collectivement, demande des connaissances et des savoir-faire, qu'ils possèdent déjà, et qui vont leur servir dans le monde professionnel », reprend Hélène. Difficile de s'en douter en entendant la consigne du jour : « fabriquer une planète et inviter les autres à y vivre ». Et pourtant… Réalisé en petits groupes, l’exercice demande de savoir communiquer, négocier, persuader, répondre à une demande précise… Quant aux compétences en matière de créativité, les photos se passent de commentaires.


Bref, à la fin de la journée, tous réalisent que ce qu’ils ont su faire ici, dans la Maison Jacques Méli, ce n'est ni plus ni moins que ce que leur demandera demain un chef d'entreprise. Ils sont déjà quatre à l'avoir compris, mais ils seront bientôt beaucoup plus nombreux. « Je vais les chercher, dans le quartier, régulièrement, je vais les voir, j’apprends à les connaître, pour ensuite leur proposer des activités et des projets, qui au final vont les valoriser, leur redonner confiance », poursuit Carmen. « Je crois en eux, ils sont capables de s’en sortir ». Et pour que ces mots prennent tout leur sens, on se lève on laisse le banc là où il est, et on avance… Vers la Maison de Quartier.

 

Photos François Déléna