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Le cri de colère des enseignants Port-de-Boucains

G. Saucerotte G. Saucerotte
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Les enseignants du lycée Mongrand à Port-de-bouc ont invité les élèves à rester chez eux, aujourd'hui, pour une opération lycée mort. Ils se mobilisent contre la fermeture de la filière Gestion/administration de l'établissement.

Le lycée est resté désespérément vide, aujourd'hui, à Port-de-Bouc. Seuls les enseignants, banderoles aux poings, étaient devant pour crier leur colère après l'annonce de la fermeture de la section gestion/administration. "Nous avons été reçus au rectorat ce matin, explique Catherine Velter, une enseignante de la section concernée. Il n'y a pas de négociations possibles. La section sera fermée en 2020. On est sous le choc. Que vont devenir les élèves qui voulaient y entrer? On ne sait pas." Peu de possibilité s'offrent, en effet, à eux puisque deux autres sections, à Marignane et Miramas, devraient aussi fermer leurs portes. "Le gouvernement a estimé que cette section n'avait pas assez de débouchés, précise Katya Rahmani, une autre enseignante. Mais ce n'est pas vrai. La plupart des élèves que nous avons eu ont trouvé un travail. Surtout, c'est une section qui permet à certains d'être réinsérés dans le processus scolaire. Nous avons beaucoup d'élèves en dehors du système. Au final aucun ne regrette leur choix." D'autant que les résultats au baccalauréat sont plutôt bons ."Vingt élèves sur 21 ont eu leur diplôme, poursuit Catherine Velter. Dont certains avec mention. Beaucoup continuent ensuite vers une BTS. On fait du bon travail. On ne comprend pas." Avec cette fermeture programmée, l'établissement perdra alors 1/5ème de ses effectifs. "C'est une catastrophe", se désolent les deux enseignantes. Les professeurs du lycée ont donc décidé d'agir. Ils se sont rendus, cet après-midi, à Aix-en-Provence, pour rejoindre les enseignants des lycées qui ont manifesté, eux, contre la réforme du lycée. 

Une fermeture et pas d'ouverture

Pour pallier ces fermetures, le rectorat a demandé aux enseignants de faire des propositions d'ouverture de sections. Toutes rejetées. "Nous avons proposé une section transport logistique compatible avec la gestion/administration, poursuit Katya Rahmani. Cela a été refusé car il y aurait déjà beaucoup de sections comme celle-ci. De même pour le commerce. Nous, on veut la conserver. Les élèves veulent cette section." 72 élèves se rendent chaque jour dans les classes de la filière Port-de-Boucaine. Soutenus par la municipalité et le député Pierre Dharréville, les enseignants restent mobilisés.

Ecoutez les interviews de Catherine Velter et Katya Rahmani, enseignantes de la section gestion/administration.