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Handicap à l'école : un chèque de la honte pour le gouvernement à Martigues

La somme correspond à ce que l'Etat économise en n'ouvrant pas les classes nécessaires.

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La somme correspond à ce que l'Etat économise en n'ouvrant pas les classes nécessaires.

R. Chape R. Chape
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Ils étaient 200 devant l'inspection académique ce midi à crier leur colère ; parents d'élèves, enseignants spécialisés, associations, syndicats... Cela fait des mois qu'ils demandent l'ouverture de classes ULIS supplémentaires, mais le compte n'y est toujours pas.

 La réaction de Fabienne Baroné-Rochat, psychologue éducation nationale membre du SNUIPP 13.
 Le témoignage de Karina Daineche, maman d'un enfant en situation de handicap.
 L'interview d'Elodie Perault-Guillerault, du conseil national consultatif des personnes handicapées.

"A Martigues et Port de Bouc il faudrait ouvrir en urgence une classe Ulis collège par commune, et sur le bassin ouest de l'étang de Berre il en faudrait 6 car il y a 60 enfants qui n'ont pas de place", explique, Fabienne Baroné Rochat, psychologue éducation nationale membre du SNUIPP 13. "C'est scandaleux, les enfants sont en situation de handicap, ils ont le droit à l'école et aux adaptations dont ils ont besoin et on n'a pas le droit de leur dire qu'ils n'ont pas de place". 

C'est pourtant ce que l'inspection Académique a répondu  à  Karina Daineche, cette maman martégale qui vient de lancer une pétition, adressée au gouvernement, pour que son fils puisse entrer au collège dans des conditions adaptées. "On m'a dit qu'il n'y aurait pas d'ouverture cette année et que les enfants iraient où ils peuvent", déplore-t-elle. "Ils sont pris en compte comme des dossiers et non comme des êtres humains, ce qui est inadmissible". 

Une situation que condamne également Elodie Perault-Guillerault, mère de trois enfants en situation de handicap et membre du  conseil national consultatif des personnes handicapées : "Il n'est pas normal que l'on doive se battre au quotidien simplement pour faire respecter ses droits. Cela conduit à des déscolarisations, un des deux parents doit alors s'arrêter de travailler, ce qui ajoute de la précarité dans nos familles déjà touchées, c'est la double-peine". 

Répondant à l'appel de l'intersyndicale nationale CGT éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation, les participants au rassemblement d'aujourd'hui ont souhaité symboliquement remettre au gouvernement un chèque d'environ 118 000 euros, somme qui représente le coût des postes nécessaires pour l'accueil de tous les enfants actuellement privés de droits. Un "chèque de la honte" qui montre bien qu'il ne s'agit pas d'un déficit de moyens, mais de volonté politique.