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Martigues : les ATSEM pour une vraie reconnaissance de leur métier

U. Téchené U. Téchené
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Pour une bonne prise en charge de pitchouns en crèche et maternelle, contre la réforme de la petite enfance en préparation par le gouvernement, c'était le mot d'ordre des grévistes ce mardi 30 mars

Vous avez des enfants pris en charge en crèche ou en maternelle ? Si vous souhaitez un accueil en surnombre, un manque d'expérience des encadrants ou une déréglementation pour donner les médicaments - pour ne citer que cela -, la réforme des modes d'accueils menée par le gouvernement est faite pour vous. Sinon, vous aurez compris le mouvement national de grève, à l'appel de l'ensemble des syndicats représentatifs, qui s'est déroulé mardi 30 mars dans le secteur de la petite enfance.

A Martigues, près de 80 ATSEM et salariées du secteur de la petite enfance s'étaient rassemblées devant l'Hôtel de Ville à Martigues. Sur le sac à dos de Sandrine, 5 poupées étaient accrochées, symbole du nombre d'enfants qu'elle a en charge: « Même 5 c'est difficile de répondre aux besoins et ça va passer à un quota de 6 enfants par ATSEM, puis à 7… Arrêtons de parler de chiffres, parlons de qualité ! Le petit enfant, adulte de demain a besoin qu'on soit là, qu'on s'occupe de lui, qu'on le regarde, qu'on lui parle... ». Et ce, sans compter la surcharge de travail depuis la crise sanitaire. Entre le manque de personnel et l'hygiène accrue qui vient s'ajouter au travail des ATSEM, certaines n'en peuvent plus. Muriel est venue avec sa pancarte qui montre la différence entre la théorie et la réalité: « On est moins centré, moins posé pour les enfants, il est de plus en plus compliqué de trouver du temps pour eux ».

Les revendications portées par les syndicats sont restées lettre morte : « Nous devons revoir les quotas avec plus d'adultes par enfants pour palier les manques, détaille Jessica Jadé, responsable CGT des Territoriaux de Martigues, il nous faut une véritable politique ambitieuse pour la petite enfance et donner les moyens pour pouvoir appliquer la Charte de l'accueil du jeune enfant qui aujourd'hui est un peu théorique ». Sans oublier une revalorisation des salaires et des carrières pour une vrai reconnaissance du métier.

Des besoins exprimés par les acteurs sur le terrain qui sont l'exact contraire de la réforme à venir... En vidéo le reportage.