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L'Ecole de la 2e Chance à Marseille veut faire un pied de nez à l'échec scolaire

L'Ecole de la 2e Chance à Marseille veut faire un pied de nez à l'échec scolaire

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L'Ecole de la 2e Chance à Marseille veut faire un pied de nez à l'échec scolaire

M. Chaix M. Chaix
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En région Sud, 25 000 jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. L'École de la 2e Chance dans le 15e arrondissement a organisé hier et aujourd'hui des journées portes ouvertes pour faire découvrir ses formations.

 L'Ecole de la 2e Chance à Marseille veut faire un pied de nez à l'échec scolaire
 L'Ecole de la 2e Chance à Marseille veut faire un pied de nez à l'échec scolaire

L'école fête cette année ses 22 ans. A l'initiative du projet, Edith Cresson, à l'époque Première ministre. Dans un livre blanc, elle formule dans les années 90, tout un ensemble de mesures pour lutter contre l'exclusion et le décrochage scolaire. Parmi ces mesures, celle de la création d'une école de la deuxième chance. Marseille deviendra alors la première ville pilote pour son déploiement

L'établissement accueille aujourd'hui des jeunes de 16 à 25 ans, sans diplôme ni qualification. "Il y a deux rentrées par mois, on y entre quand on veut"  précise Sonia Ciccione, directrice générale de l'Ecole de la 2e chance (E2C Marseille). La formation s'articule autour de cours de remise à niveau avec Français, Maths, Anglais, Bureautique et éventuellement des spécialités mais aussi des stages en entreprise et beaucoup d'alternance. L'école travaille avec des partenaires et des entreprises du territoire comme l'OM ou encore la CMA CGM. "Les jeunes y restent de 2 à 13 mois, c'est assez variable. Ils obtiennent un statut de stagiaire de la formation professionnelle, la formation est gratuite et rémunérée à hauteur de 500 euros par mois" détaille encore Sonia Ciccione. A l'issue de ce passage à l'école de la deuxième chance, les jeunes peuvent opter pour une formation qualifiante ou une entrée sur le marché du travail. 

"Des jeunes qui ont besoin d'être portés"

L'établissement accueille principalement des élèves en décrochage scolaire. "Ce sont des jeunes qui sont sortis du système, ils ont un mal être profond bien souvent, ils se cherchent, et nous on travaille pour qu'ils deviennent les principaux acteurs de leurs futurs" explique Andrée Benedetti, formatrice référente à l'E2C Marseille. "Ça fait toujours peur parce qu'on parle "d'école", pour eux c'est un cadre... Mais ce cadre est fait avec le jeune, et avec les formateurs. On remet des bases, on les accompagne. Ils ont besoin d'être portés."

Le cas d'école, c'est Clara, une jeune stagiaire de 18 ans qui est à l'E2C depuis 5 semaines. Son parcours professionnel, elle le juge "chaotique", jusqu'à son entrée dans cet établissement. "J'ai arrêté l'école en seconde professionnelle, j'ai suivi plusieurs formations, mais je me sentais en échec et pas à ma place". Aujourd'hui, elle suit des cours de remise à niveau et a entamé un stage en communication, en rapport avec son projet professionnel. "L'accompagnement personnel et professionnel est formidable ici. Je n'ai fait qu'apprendre, et je sais aujourd'hui où je vais" se réjouit-elle. Après cette mise à niveau, Clara espère pouvoir intégrer une licence universitaire. 

D'après l'établissement, plus de 60 % de ces jeunes accèdent à l'emploi ou à la formation de leur choix à l'issue de la formation. Pour en savoir plus, c'est ici.

 

Extraits d'interview :

Sonia Ciccione, directrice générale de l'E2C Marseille

Andrée Benedetti, formatrice référente à l'E2C Marseille