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L'Accélérateur M : le tremplin des startups à Marseille

L'Accélérateur M : le tremplin des startups à Marseille.

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L'Accélérateur M : le tremplin des startups à Marseille.

L'Accélérateur M : le tremplin des startups à Marseille.

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L'Accélérateur M : le tremplin des startups à Marseille.

La plateforme ZeBox fondée par la CMA CGM.

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La plateforme ZeBox fondée par la CMA CGM.

La plateforme Obratori fondée par l'Occitane.

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La plateforme Obratori fondée par l'Occitane.

La plateforme Obratori fondée par l'Occitane.

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La plateforme Obratori fondée par l'Occitane.

La plateforme Obratori fondée par l'Occitane.

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La plateforme Obratori fondée par l'Occitane.

La plateforme Obratori fondée par l'Occitane.

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La plateforme Obratori fondée par l'Occitane.

R. Reponty R. Reponty
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La métropole Aix Marseille Provence propose un lieu avec services pour booster les jeunes sociétés innovantes qui démarrent.

 Mode d'emploi à l'usage des startupers par Franck Araujo.
 Martine Vassal à propos de l'Accélérateur M.
 Espaces de coworking: les impressions de Valérie Rivier.

Avant on appelait ça une pépinière d'entreprises, aujourd'hui on dit : incubateur, carburateur, ou encore accélérateur et c'est justement l'Accélérateur M, avec un M comme métropole, qui vient d'ouvrir ses portes à Marseille. Il est situé dans le bâtiment Art déco de l'ancienne Compagnie Générale Transatlantique, à la Joliette, qui fut aussi le siège de la SNCM. La métropole Aix Marseille Provence y accueille à présent des startups ou en français de jeunes pousses d'entreprises innovantes mais aussi des très grandes comme la CMA CGM et l'Occitane. Elles aussi favorisent le développement de jeunes entreprises à la pointe de l'innovation. L'idée étant de rapprocher toutes ces startups et de créer échanges, émulation et synergie

«  Très souvent ce que l'on constate, explique Martine Vassal, présidente de la métropole Aix Marseille Provence, c'est qu'il y a beaucoup de personnes qui ont de très bonnes idées mais après il faut trouver les financements, faire fabriquer, commercialiser... et tout ça est tellement lourd qu'elles n'arrivent pas à s'en sortir. Donc l'idée des accélérateurs c'est justement de leur donner un coup de pouce pour réussir dans leur projet. »

Mais l'entrée est sélective et pour obtenir le précieux sésame la startup devra œuvrer dans l'une des trois thématiques imposées par l'Accélérateur M : la mer ou l' économie bleue, les industries créatives ou culturelles, et, l'urbanisme et la qualité de vie. «  Elle devra déjà avoir des clients, ajoute Franck Araujo, le directeur de l'Accélérateur M, c'est à dire réaliser du chiffre d'affaire sans minimum obligatoire mais avoir au moins deux clients. » Et le temps pour s'accélérer est court puisqu'il ne dépassera pas quatre mois pour les startups accélérées en 2019. C'est, en fait, un galop d'essai pour les deux premières promotions de startups accélérées par M et le tir sera éventuellement réajusté en 2020. Dès cette année les startups en résidence pourront bénéficier d'un accueil sur place de 06H00 le matin à 23H30 le soir non stop et sept jours sur sept quelque soit le mois de l'année.

Les accélérateurs fleurissent en France comme en Europe et pour se placer en haut de l'échelle de l'attractivité l'accélérateur marseillais propose un axe stratégique euro-méditerranéen qui le caractérise par rapport à des villes comme Paris ou Londres. « Nous sommes clairement orientés vers la méditerranée et l'Afrique car ce sont les marchés de demain, confirme Franck Araujo, c'est ce qui va nous différencier de Paris et de Londres, notamment, puisque ces capitales n'ont pas cette vocation euro-méditerranéenne et africaine qu'a déjà développée Marseille depuis des siècles de part son ouverture sur la grande bleue et son histoire commerciale. »

Tout un écosystème novateur et hyper dynamique se concentre ainsi dans le bâtiment sous le nom de Cité des savoirs et de l'innovation Aix Marseille. Les startups y partagent des espaces de coworking très ouverts et à la décoration ultra tendance, particulièrement dans les étages où se sont installés deux accélérateurs privés. Au premier étage celui de la CMA CGM s'appelle ZeBox et travaille à l'émergence de sociétés dont les activités sont liées au maritime. Au second la plateforme Obratori fondée par l'Occitane accueille des startups dans le domaine de la valorisation de la recherche. Tout l'étage est agencé de façon à pouvoir y circuler facilement. Les meubles et les éléments de décoration sont à la fois design et relax, à l'image de cette tong géante posée contre un mur. Une succession d'espaces de convivialité fait plus penser à une grande maison de vacances qu'à d'austères bureaux de recherche scientifique. Ils sont articulés par des cabanons en bois ou des roulottes colorées qui servent à s'isoler. Mais y travaille-t-on vraiment mieux qu'ailleurs ?

«  Ça nous permet de rencontrer d'autres startups, de créer des partenariats éventuels, confie Valérie Rivier, responsable communication de Giptis (startup spécialisée dans les innovations de lutte contre les maladies génétiques), les espaces sont très agréables à vivre, on peut s'installer où on le souhaite. En fonction de la typologie des réunions qu'on peut organiser ou des rendez-vous qu'on peut avoir, on va aller d'un espace à un autre. Pour l'instant on s'aperçoit qu'il faut juste être respectueux du calme des autres quand on a des conversations téléphoniques ou que l'on reçoit des personnes extérieures. Il faut vraiment tout de suite s'isoler dans les espaces prévus à cet effet car certaines voix portent plus que d'autres et la nuisance sonore est peut-être le seul bémol propre aux espaces de coworking organisés sur des grands plateaux. Mais c'est vraiment très agréable d'être dans un lieu qui ne ressemble pas forcément à un lieu de travail classique. C'est très stimulant ! »

Attention à ne pas y prendre goût quand même car toutes ces startups ne sont que de passage dans ces locaux hors normes. À moins que ce soit, pour ces jeunes sociétés qui démarrent, l'une des nombreuses motivations pour réussir : posséder leurs propres bureaux dernier cri, une fois accélérées et bien lancées.

En vidéos : Martine Vassal, présidente de la métropole Aix Marseille Provence, Franck Araujo, directeur de l'Accélérateur M, et, Valérie Rivier, responsable communication de la startup Giptis.

( Interviews et images : Rémy Reponty pour Maritima médias. )