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Les membres d'Iter réaffirment leur engagement dans le projet

Réunion ministérielle au sommet aujourd'hui sur le site de Saint-Paul-lez-Durance.

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Réunion ministérielle au sommet aujourd'hui sur le site de Saint-Paul-lez-Durance.

R. Chape R. Chape
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Les sept pays et organisations membres du projet de recherche nucléaire Iter ont réaffirmé aujourd'hui au siège de l'organisation leur engagement dans cette coopération mondiale, qui doit donner ses premiers résultats en 2021.

Après une visite du vaste chantier, où se construit notamment le futur réacteur Tokamak, un cylindre de 28 mètres de diamètre, 29 mètres de haut et 23.000 tonnes intégré dans un bâtiment de 80 mètres de haut, en présence de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Geneviève Fioraso, les sept délégations ministérielles ont tenu conseil au siège de l'organisation.

"Les meilleurs scientifiques se rassemblent (au sein d'Iter, ndlr) pour un enjeu qui (...) conditionne l'avenir de la planète, l'accès à l'énergie sans polluer la planète, et tout en préservant les ressources", a déclaré à la presse Mme Fioraso, qui représente le pays hôte de l'organisation.

"L'un des objectifs de cette réunion ministérielle est de demander aux membres de valider les progrès que nous avons effectués", a expliqué, lors de la visite du site, le directeur général d'Iter Organization, le Japonais Osamu Motojima, qui s'est dit "heureux de montrer les avancées dans la construction des bâtiments".

"Nous investissons des milliards d'euros dans ce projet. Nous devons informer nos parlements respectifs (...) des progrès et décider des prochaines étapes", a expliqué le commissaire européen à l'Energie Günther Oettinger. "D'être ici, c'est envoyer un message clair à tous ceux qui travaillent sur ce projet", a-t-il ajouté.

L'Union européenne, qui finance à hauteur de 6 milliards d'euros la construction du site d'un coût global de 15 milliards, a décidé en juin la préservation des crédits alloués au projet, après des discussions âpres entre pays membres. La France, pays hôte, assume 20% de la contribution européenne, auxquels s'ajoutent un peu plus de 400 millions de coûts d'infrastructures.

Le projet Iter rassemble la Chine, l'Union européenne, l'Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les Etats-Unis, dans ce qui est présenté comme la plus grande coopération scientifique mondiale, visant à démontrer la possibilité de produire de l'énergie nucléaire "propre" grâce à la fusion thermonucléaire, processus à l'origine de l'énergie des étoiles.

Le premier "plasma" (mélange de particules où doit se dérouler la réaction nucléaire) est prévu fin 2020.

Photos de Cécile Pietri
AFP