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Salon de l'auto à Martigues : la technologie accélère à fond

Salon de l'auto à Martigues : la technologie accélère à fond

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Salon de l'auto à Martigues : la technologie accélère à fond

M. Montagne M. Montagne
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Si la vitesse sur les routes est limitée à 80km/h, en revanche, dans la course aux innovations techniques, les constructeurs sont pied au plancher : plus vite, plus loin, par crainte d'être dépassé par les concurrents.

 Des automobilistes un peu désorientés
 Salon de l'auto à Martigues : la technologie accélère

A une époque pas si lointaine, les modèles avaient la vie longue, la DS, la CX, la 4L, la R5 pour ne citer que celles encore ancrées dans les mémoires de tous ceux qui les ont croisés un nombre incalculable de fois sur les routes de France. Il n'était pas rare, à l'image de la Citroën GS, que certaines voitures sillonnent l'Hexagone durant plus d'une quinzaine d'années. Une longévité qui, pour les acheteurs de l'époque, était gage de qualité et de fiabilité, et des voitures indémodables qui, pour les constructeurs, devenaient de véritables ambassadrices de la marque, sa vitrine même.
Ce temps-là est révolu, dépassé, par la droite et par la gauche. Désormais, à l'image des ordinateurs, des tablettes et des smartphones, on peut dire, en caricaturant à peine, que pour les fanas de la voiture, le modèle qui compte n'est même plus celui qui circule mais celui qui est en cours de conception. A cette frénésie de nouveauté s'ajoute en plus un double contexte contraignant :
d'abord la consommation de carburant qui se révèle être un réel problème de société. Pour preuve, et on l'a peut-être oublié, mais le mouvement des Gilets jaunes a bel et bien démarré en raison d'une augmentation des prix à la pompe, avant de se diriger vers des revendications de justice sociale et de mieux-disant démocratique. D'où pour les constructeurs, l'obligation technique de réduire sans cesse la consommation de leurs véhicules. La seconde contrainte est environnementale : la voiture est de plus en plus considérée comme coresponsable de la dégradation climatique et comme une mauvaise image n'est jamais bonne pour le business, l'industrie automobile est sans cesse obligée de progresser dans la "propreté" de ses modèles, sans compter que les pouvoirs publics ont décidé de mettre le diesel au bande la société au profit de l'essence, une vraie révolution française, alors que l'hybride et l'électrique, jusqu'alors en embuscade, commencent à sortir du bois. De quoi instiller le doute dans la tête des acheteurs et de quoi mettre sous pression les constructeurs au moment de lancer les modèles de demain… sans vraiment savoir de quoi demain sera fait.

En vidéo, les automobilistes s'interrogent tandis que les professionnels cogitent

(images et interviews : Michel Montagne / Maritima Médias)