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Plus 46 commerces dans le centre-ville de Martigues en un an

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Plus 46 commerces dans le centre-ville de Martigues en un an

c. lips c. lips
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Un premier bilan de la politique de la Ville en matière de reconquête de son centre-ville a été tiré et présenté aux commerçants hier matin. Il est très positif même si l'essai reste à transformer

 Les commerçants réagissent suite au bilan d'étape de la dynamisation du centre-ville
 Saoussen Boussahel, élue déléguée au commerce et à l'artisanat

Comme toutes les villes de taille moyenne, Martigues n'échappe pas au syndrome des rideaux baissés. Les commerces de proximité souffrent d'un contexte économique difficile et d'une évolution des habitudes de consommation plutôt favorables à Internet et aux centres commerciaux.
Dans ce contexte, Martigues décidait au printemps 2018 de mettre en œuvre un plan d'actions avec l'aide d'un cabinet d'études indépendant. Premier constat : le taux de vacance (c'est-à-dire le taux d'inoccupation des locaux commerciaux) est passé de 11,9% à 8,3% en 2019 dans le cœur de ville.


« Sincèrement, je travaille avec beaucoup de villes et je suis très agréablement surpris de ce chiffre, estime Pierre Cantet, directeur des études et du développement du cabinet Bérénice. Dans la rue Lamartine par exemple, la Ville a réussi à implanter pas mal de porteurs de projets. » Neuf nouvelles enseignes y ont vu le jour et quatre ont trouvé repreneur : chausseur, traiteur ou boutique de décoration par exemple. D'autres rues peinent encore, notamment la rue de la République à L'Île, ou encore, comme le souligne un restaurateur de la place Jean Jaurès à Ferrières, la rue des Serbes (C.f. Vidéo)

"On n'est pas restés les bras croisés"

« C'est un sujet très compliqué, estime Gaby Charroux, le maire. On est à une étape, on a des satisfactions, mais tout n'est pas réglé, estime-t-il. En tous cas, on n'est pas restés les bras croisés en regardant les commerces fermer ! On a une stratégie, une vue d'ensemble de ce qu'on voudrait pour notre centre-ville et on essaie de se donner les moyens de réussir. La modestie est de rigueur dans ce domaine et on ne peut pas faire tous seuls de notre côté, on a besoin de travailler main dans la main avec les commerçants. »
 
Concrètement, la municipalité a mené une politique offensive en matière d'acquisition de locaux vacants. Elle a rencontré les propriétaires pour les inciter à modérer les loyers, a mené un travail de prospection pour faire venir de nouveaux investisseurs, et s'est attelée, en lien avec les associations de commerçants, à multiplier les animations dans le centre-ville pour augmenter le flux de population. "De notre côté, on a surtout réussi à mieux communiquer et à travailler ensemble", estime Magali Mercier, présidente de l'association des commerçants de Jonquières. 

Le chiffre d'affaires, marqueur de réussite 

Sur le volet marketing, la Ville a mis en place une marque « Cœur de ville » qui englobe les trois quartiers, chacun avec sa spécificité et son identité : purement shopping à Jonquières, tourné vers les services publics et les loisirs à Ferrières et vers les arts et l'artisanat à L'Île. « En 2018, on a lancé de gros chantiers avec beaucoup d'expérimentations, conclut Axel Samuel, responsable de l'équipe « Cœur de ville ». En 2019, on va renforcer ce qui a marché, comme la grande braderie du centre-ville, la brocante de L'Île, et continuer à accompagner les commerçants et à faire de la prospection. Le véritable marqueur de la réussite de cette politique, ce sera le chiffre d'affaires des commerçants ! »

Un deuxième bilan pourra être tiré après la saison estivale. Mais la route est encore longue et de nouveaux défis attendent la municipalité, en terme de communication à l'extérieur des frontières de la ville. Il faudra aussi améliorer la signalétique ou encore travailler avec les commerçants sur l'harmonisation des horaires d'ouverture.

Regardez les interviews de commerçants à l'issue de la réunion de bilan de la municipalité et celle de l'élue déléguée au commerce et à l'artisanat, Saoussen Boussahel. 

 

Crédit Photo François Delena