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Fermeture amère pour les instituts de beauté, commerce non essentiel

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C. AMOUROUX C. AMOUROUX
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Les coiffeurs ont rejoint la liste des chanceux qui vont pouvoir continuer leur activité ces prochaines semaines. Une situation qui fait grincer des dents chez les centres esthétiques et qui suscite l’incompréhension. Reportage à Marseille.

Dans vos rues à partir de la semaine prochaine un spectacle qui interroge: votre coiffeur restera ouvert mais votre esthéticienne fermera boutique. Pourquoi ? Nous avons posé la question à Marion, esthéticienne au centre Pyrène près du Vieux-Port, elle se prépare à arrêter de travailler pendant 4 semaines: “ Peut être parce que chez le coiffeur on est pas forcément face aux clients ? Et encore, quand on coupe une frange… Et personnellement on m’a déjà demandé de retirer temporairement mon masque pour me rincer les cheveux par exemple”.

Du côté de la clientèle c’est la même incompréhension, pour certains les rendez-vous en institut de beauté sont plus importants que le coiffeur. Par exemple avec l’épilation définitive, il faut être assidu et revenir ponctuellement. Face aux fermetures répétitives depuis un an, certains baissent les bras et ça se ressent sur le chiffre d’affaire: “Déjà en novembre on l’a senti, affirme Marion. On a eu du mal à redémarrer… là on va encore perdre. Et puis ça reste le mois d’avril, avec l’arrivée des beaux jours on a peut être plus envie de prendre soin de soi”. Cette politique de stop and go pèse sur le moral des salariés et affecte la clientèle qui se reporte parfois sur les esthéticiennes à domicile.


Du côté des heureux coiffeurs, désormais considérés comme essentiels le soulagement a du mal à prendre le dessus sur l’incompréhension. Arold a un salon de coiffure en centre-ville et ne comprend pas les dernières annonces du chef de l'Etat: “Forcément je suis content, mais humainement c’est difficile de se réjouir quand on voit les autres commerces fermés… Rien que dans ma rue, je me demande comment certains de mes voisins vont tenir”. La lassitude est réellement présente et la perspective d’une évolution de la situation sanitaire ne suffit pas pour l’instant à remonter le moral des professionnels. Mais tous espèrent qu’il s’agit des dernières restrictions sanitaires avant le retour à la vie.