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Les Lumières à Vitrolles : un cinéma art et essai... transformé !

  • Culture
  • 21/10/2021 à 06h00
  • 03:30
Les Lumières à Vitrolles : un cinéma art et essai... transformé !

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Les Lumières à Vitrolles : un cinéma art et essai... transformé !

M. Montagne M. Montagne
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Sécurisé par son retour en 2016 dans le giron municipal et conforté par de gros travaux de rénovation, le petit cinéma Les Lumières affiche de grandes ambitions, notamment de faire partie du casting des acteurs principaux à la redynamisation du centre urbain

 Les Lumières à Vitrolles : un cinéma art et... essai transformé
 Les Lumières à Vitrolles : un cinéma art et... essai transformé
 Les Lumières à Vitrolles : un cinéma art et... essai transformé
 Les Lumières à Vitrolles : un cinéma art et... essai transformé

 S'il était un bateau, on pourrait s'étonner qu'il soit encore à flot tant il a traversé des tempêtes. Il a failli couler à quelques reprises mais la municipalité a refusé de le laisser finir au cimetière marin, elle en a repris le commandement et se retrouve à la barre pour décider du cap à suivre et, après un passage au chantier naval pour restauration, le cinéma les Lumières, s'il n'en est pas devenu le navire amiral, fait partie intégrante de la flotte des bâtiments culturels chargés de mener la guerre contre le risque de désertification du centre-ville, ce fléau de nombres de cœurs urbains.

L'histoire des Lumières

Créées dans les années 80, les Lumières ont été éteintes lors de la mandature FN/MNR du couple Mégret, de 1997 à 2002. Et c'est leur successeur nouvellement élu de l'époque, le socialiste Guy Obino, qui les rallume en les inaugurant en 2004.

C'est ensuite la concurrence qui a failli terrasser le cinéma des arcades qui fonctionnait alors en régie autonome : en juin 2015, dans le quartier du Liourat, à deux pas de l'A7 et à moins de deux kilomètres des Lumières, sortait de terre le multiplexe CGR, un mastodonte de 12 salles et 2500 fauteuils. De quoi écraser un petit cinéma de centre-ville qui ne lutte pas dans la même catégorie.

Le renouveau

Mais si la municipalité assume être à l'origine de cette nouvelle implantation, pour le maire Loïc Gachon, il est hors de question de sacrifier les Lumières, il le prouve en joignant les actes à la parole : moins d'un an plus tard, en mai 2016, afin de sécuriser le cinéma du centre-ville durement touché par la désaffection du public (il était passé à cette époque de 60 000 à 40 000 entrées), la municipalité vote son retour intégral dans le giron communal, avec un statut semblable à d'autres équipements municipaux comme le domaine de Fontblanche ou la médiathèque la Passerelle. La Ville remettant au passage la main sur sa programmation afin d'assurer sa complémentarité avec l'offre cinématographique très grand public du multiplexe. 

Désormais décoré de prestigieux labels - Patrimoine et répertoire ; Recherche et découverte ; Jeune public - qui viennent étoffer son classement art et essai, il était néanmoins nécessaire, pour attirer le public, de rhabiller la mariée avec une robe digne de ce nom : c'est désormais chose faite, ce mardi 19 octobre, le maire Loïc Gachon et le conseiller municipal en charge du cinéma David Jesné sont venus inaugurer les transformations réalisées à l'issue d'un gros chantier de rénovation : l'entrée du cinéma, son hall, son bar et l'emblématique "salle 1" qui perd, mais pas au change, ses antiques sièges bleus et étroits au bénéfice de sièges rouges flambant neufs et plus confortables car espacés. 

Et le public est venu en nombre témoigner son attachement à un lieu hautement emblématique de Vitrolles pour assister à la séance de Dune, le film sélectionné par le maire en personne pour prouver qu'art et essai ne sont pas incompatibles avec grand public. 

 

En vidéo

le maire Loïc Gachon et David Jesné, l'élu en charge du cinéma, justifient cet investissement - autour des 400 000 euros - pour non seulement conserver cet équipement culturel au cœur de la cité mais également le rendre attractif et confortable dans un contexte très concurrentiel pour les cinémas. 
Les deux élus insistent sur la politique menée pour attirer le public le plus large possible à l'image de ce ticket combiné parent/enfant, particulièrement adapté aux familles monoparentales de plus en plus nombreuses. 
Loïc Gachon qui rappelle au passage que le cinéma est ouvert aux scolaires mais aussi à des associations de réalisation et de création audiovisuelle comme Vatos Locos (organisatrice de Vitrollywood 2021 ce samedi 23 Octobre à 20H30 à la salle Guy Obino), ou encore Edza, spécialisée dans les clips vidéo et la captation de concerts. Et justement, membre actif d'Edza, Robin Levet revendique de pouvoir apprécier un blockbuster dans un multiplexe au même titre qu'un film d'auteur étranger en VOSTF dans un cinéma d'art et d'essai.
Et enfin, les réactions dans le public de deux couples inconditionnels des Lumières.