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A Vitrolles la culture tente de survivre

  • Culture
  • 12/03/2021 à 13h00
  • 02:52
A Vitrolles la culture tente de survivre

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A Vitrolles la culture tente de survivre

G. Saucerotte G. Saucerotte
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Fermé pour cause de pandémie, le théâtre de Fontblanche a pourtant ouvert ses portes aux artistes. En résidence, ils créent pièces et spectacles en attendant de les jouer face au public.

 Bastian et Jérémie, duo Braz Bazar
 Jin Nercessian, adjointe déléguée à la culture

Un théâtre ouvert, un plateau éclairé, des artistes qui jouent...Si pour la plupart, cette scène n'est plus qu'un vague souvenir de ce qu'a été une sortie au théâtre, à Vitrolles on a décidé de faire les choses différemment. Les lieux culturels comme le théâtre de Fontblanche sont bien fermés au public, mais pas aux artistes. D'autres comme la médiathèque restent mêmes ouverts aux habitants grâce au click and collect.  "Les représentations ne sont pas autorisées, mais la création oui", explique Jérémie Abt, artiste de la compagnie Braz Bazar. C'est donc sur la création artistique que mise la ville de Vitrolles en ouvrant le plateau de son théâtre à des résidences d'artistes. Les mois de février et mars voient, contrairement aux autres années, les demandent s'envoler. "Ce que nous vivons depuis un an est d'une tristesse catastrophique, s'émeut Jin Nercessian, adjointe déléguée à la culture. Tous les lieux sont fermés, la saison est reportée sans arrêt. C'est très compliqué pour les artistes. Nous, à Vitrolles nous avons donc décidé de faire les cabotins et d'ouvrir des résidences. C'est plein jusqu'à fin mars. Les artistes viennent, créent puis jouent devant un public exclusivement composé de professionnels du secteur." Un moyen aussi de vendre leurs spectacle, lesquels, cette année, devraient avoir une résonance particulière. En effet, difficile dans le processus créatif de ne pas intégrer l'étrangeté de la situation. "Tout est bouleversé, constate Bastian Pfefferli, artiste du duo Braz Bazar. Il y a de longues périodes sans résidence, puis d'autres où elles sont rapprochées et qui nous laissent peu de temps. En fonction du temps que nous avons, l'énergie est différente. Là, le temps est réparti bizarrement. Notre 1ère résidence a eu lieu en février l'année dernière. Le spectacle sera près fin 2021. Presque deux ans pour le créer c'est beaucoup et cela change forcément les choses." 

La création comme refuge

"La création est un refuge, elle est évidemment très importante, mais elle ne fait pas tout, nuance toutefois Jérémie Abp. Il faut dire les choses comme elles sont, le métier nous manque, le public nous manque." Et vice et versa... "Quand je me promène dans les rues de la ville, on me demande très souvent quand les lieux vont rouvrir, confie l'adjointe. Les Vitrollais sont très attachés leurs salles de spectacles. Ils ont l'habitude de venir à Fontblanche, à Obino. On a une leur d'espoir pour le mois d'avril." 

En cas de réouverture imminente, tout est prêt. La programmation est ficelée, techniciens et artistes sont dans les starting blocks, et les tubes de gel hydroalcoolique sont déjà sur la table d'entrée. " Fermer les lieux culturel est une solution que je déplore grandement, poursuit Jin Nercessian. Nous savons faire, toute mon équipe est professionnelle, elle sait accueillir le public dans le respect des règles sanitaires. D'ailleurs les lieux culturels n'ont jamais été repérés comme cluster. Nous sommes très stricts sur les gestes barrières et cela n'a jamais posé de problème lors des rares moments d'ouverture."

Autre lueur d'espoir, le festi'pitchou prévu le 6 juin dans le parc de Fontblanche devrait être maintenu. "Il existe depuis 10 ans. Il devrait avoir lieu et être joué devant le public"

 

Ecoutez les interviews de Jin Nercessian, adjointe déléguée à la culture de Vitrolles et les artistes du duo Braz Bazar. 

Retrouvez la programmation culturelle vitrollaise ici