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Silence, ça tourne pour le Next Stage de Provence Studios !

  • Culture
  • 08/07/2021 à 17h25
  • 03:21
M. Rédaction M. Rédaction
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Le tout nouveau studio virtuel Next Stage du groupe Provence Studios vient d'être inauguré officiellement avec ses deux premiers jours de tournage. Ce mardi 7 et mercredi 8 juillet, l'équipe du court-métrage "Wharsha" a pu profiter de ces technologies virtuelles de pointe. L'occasion d'observer de près le déroulé de ce film franco-libanais.

Ce n'est plus un secret pour personne : la ville de Martigues est un décor ambulant pour le septième art. Comment passer à côté de "La cuisine au beurre" ou "Camping Paradis". 

Mais cette fois, ce n'est pas le paysage de la ville qui est l'acteur principal du décor, mais le tout nouveau studio virtuel Next Stage, de Provence Studios. Pour son tout premier tournage, depuis son inauguration le premier juillet dernier, il est le lieu de tournage d'un court-métrage franco-libanais "Wharsha". 

Le studio virtuel Next Stage est unique en France. Il est doté d'une technologie que le géant Disney utilise : un mur entier de lampes à led. Cette technique permet une immersion virtuelle totale dans des décors, et qui permettent à une équipe de tournage de se rendre n'importe où dans le monde, sans bouger de Martigues. 

Une aubaine pour le film réalisé par Daina Bdeir "Wharsha", qui signifie site de construction en arabe. L'intrigue se déroule uniquement à Beyrouth, au Liban. Après quatre jours de tournage en avril en plein cœur de cette ville, l'équipe se retrouve à Martigues ces sept et huit juillet pour la scène la plus importante du film. Mais, on ne vous en dit pas plus : elle risque d'être grandiose ! 

Ce film est une alliance franco-libanaise, car il est produit par la société parisienne Gogogo Films. Et pour Coralie Dias, sa productrice, ça a été "Un coup de cœur". Après avoir écouté la réalisatrice libanaise lors d'une session de speech à l'occasion du festival du film de Clermont-Ferrand, elle a décidé de le produire. S'en suit alors l'épopée pour conduire au tournage actuel. La région Sud a, elle aussi, mit sa pierre à l'édifice en subventionnant à hauteur de 30 000 euros le film.

Le synopsis du film est assez clair. "Mohammad est un immigré Syrien, qui travaille sur un chantier à Beyrouth, et il conduit la grue la plus haute du pays. il est seul dans la cabine de grue, à des centaines de mètres au dessus du sol, l'occasion parfaite pour le laisser s'exprimer librement. Il se transforme alors en diva magnifique libre comme il ne l'a jamais été. le personnage principal est dans une ville qui ne veut pas de lui, qui lui a imposé un couvre-feu et qui lui ôte toute possibilité de vie en dehors de son travail. Mais au-delà de ça, qui est Mohammad ? Qui est-il plus profondément ? Quelles sont ses passions ? Ses rêves ? Ses ambitions ? Ses plaisirs ? Qu'est-ce qui lui procure de la joie lorsqu'il est tout seul, loin des yeux des autres, du bruit, de cette hiérarchie sociale et de la misère financière. Mohammad est musulman, migrant syrien, ouvrier de chantier sous-payé et drag Queen. Et il n'y a aucune raison pour qu'il ne soit pas tout ça à la fois. C'est lorsqu'enfin il parvient à échapper à l'étiquette qu'on essaye de lui coller, qu'il peut être vraiment lui-même, apaisé et libre.".

Ce court-métrage aborde la sujet de la communauté LGBT en creux : le personnage est gay, mais il n'est pas que ça, car la question de sa sexualité ne se pose pas. Il est un mélange de féminité et de masculinité, ce qui fait la singularité de son personnage. L'équipe du film espère qu'il puisse être diffusé auprès des associations qui luttent pour les droits des LGBT. Le but est de sensibiliser tout en divertissant le public. Cette communauté n'est pas la seule cible pour visionner ce court-métrage. Dans le courant de l'année 2022, il sera diffusé sur Arte. Et l'équipe espère pouvoir concourir lors de festivals pour toucher un maximum de monde.

 

Article et images : Noémie Julien / Maritima Médias