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Martigues: y aura-t-il de la Culture au printemps?

  • Culture
  • 20/03/2021 à 14h20
  • 02:38
Martigues: y aura-t-il de la Culture au printemps?

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Martigues: y aura-t-il de la Culture au printemps?

U. Téchené U. Téchené
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Le monde de la Culture s'est rassemblé ce samedi pour dénoncer l’absurdité des fermetures des lieux culturels sans qu'aucunes perspectives ne soient tracées par le ministère de tutelle ; sans pour autant nier le fait sanitaire.

 Extraits de l'intervention de Gilles Bouckaert
 Extraits de l'intervention de Gaby Charroux
 Extraits de l'intervention de Pierre Dharréville

En 1 an de crise sanitaire déclarée, la plupart des lieux culturels type cinéma, théâtre et autre salle de concert n'ont ouvert qu'1 mois environ, c'était en octobre 2020. Ce samedi plusieurs rassemblements ont été organisés dans les villes alentours telles qu'à Istres, Port-St-Louis ou Martigues avec le renfort des Port-de-Boucains. Responsables culturels, salariés du spectacles intermittents et permanents, élus locaux et spectateurs habituels, beaucoup sont venus pour dire haut et fort que les fermetures des lieux de spectacles ne sont plus supportables.

Devant le théâtre des Salins à Martigues, plusieurs « officiels » ont pris la parole, à commencer par le directeur du théâtre Gilles Bouckaert : « Nous sommes des professionnels qui savons gérer les flux de personnes et l'ouverture du mois d'octobre a permis de le démontrer. Pourtant aujourd'hui nous n'avons aucune perspective, d'autant moins que depuis janvier nous n'avons plus aucune nouvelle du ministère de la culture ». Le maire de la ville Gaby Charroux a ensuite pris le micro : « La culture est inhérente à ce que nous sommes, elle fonde nos rapports sociaux à chaque étape de nos vies (…) En nous privant de culture, c'est une partie de notre humanité qui nous ait enlevée ». Une allocution suivie de celle du député Pierre Dharréville : « Un pays qui ne rit pas, qui ne chante pas, qui ne vibre pas, qui ne s'émerveille pas, qui ne se rencontre pas, qui ne se questionne pas, qui ne rêve pas est un pays en danger. La culture c'est pas de la déco, un truc en plus, un supplément d'âme, un luxe, c'est une dimension essentielle d'être humain ».

Avec cette culture en "stand-by", l'impact social pour les artistes et techniciens est considérable. Concernant ceux dont le statut est celui d'intermittent du spectacle, certains qui avaient bouclé leur dossier en mars 2020 pour toucher des indemnités de chômage s'en sortent bien, d'une certaine manière : l'année blanche a été prolongée jusqu'au 31 août 2021. Par contre pour le très grand nombre qui ne justifiait pas de suffisamment d'heures effectuées, la survie est de mise. Les résidences d'artistes dans les théâtres ne suffisent pas à faire vivre tout ce monde.

La note d'espoir, sous la bannière tendue citant Pablo Neruda: « Le printemps est inexorable », c'est la directrice du théâtre du Sémaphore à Port-de-Bouc, Laurence Cabrol, qui la donnera pour clôturer les allocutions : « On est prêt, on est hyper prêt à jouer dehors, dedans, en passant par la porte ou par la fenêtre... Dès que le feu vert sera donné, nous serons là ! ». Quant à la citation de Pablo Neruda, c'est celle qu'à reprise Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, lors de sa dernière intervention pour le monde de la culture. Un monde qui se mobilise pour sa réouverture.

Retrouvez en vidéo les extrais des discours de Gilles Bouckaert, directeur de la scène nationale du Théâtre des Salins, Gaby Charroux le maire de Martigues et Pierre Dharréville, député PCF de la 13ème circonscription des Bouches-du-Rhône.