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Martigues. Le théâtre des Salins lance sa saison avec de la danse et de l'électro

  • Culture
  • 28/09/2019 à 08h11
  • 02:39
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C'est le collectif (La) Horde, qui vient de prendre la direction du Ballet national de Marseille, qui ouvre le bal des spectacles ce soir avec une pièce chorégraphique originale. "Marry me in Bassiani", ou comment mêler la danse traditionnelle géorgienne, la révolte et la techno

Ce soir à 20h30, ce sera à Martigues la première française de la nouvelle création du collectif (La) Horde. Un projet dans la continuité de leur première pièce, "To Da Bone", qui avait secoué (pour ne pas dire dérangé) le public lors de son passage sur la scène martégale l'année dernière. Après avoir exploré le "jump style", une danse née et propagée sur les réseaux sociaux, les trois jeunes chorégraphes du collectif se sont intéressés aux danses traditionnelles géorgiennes.

"En recherchant la source et l'inspiration des danses venues du web, on a cliqué sur des vidéos de danse folklorique", explique Jonathan Debrouwer, l'un des trois chorégraphes avec Arthur Harel et Marine Brutti. Des danses traditionnelles très caractéristiques, énergiques, et surtout très populaires auprès des jeunes géorgiens, dans un pays pourtant en pleine modernisation, tant au niveau culturel qu'au niveau politique avec des contestations importantes de la population face à l'ingérence russe. 

Danser, un acte de rébellion 

Après de multiples allers et retours en Géorgie, le collectif se met en relation avec une quinzaine de danseurs locaux pour créer un nouveau projet : "Marry me in Bassiani". "Bassiani, c'est le nom d'un club qui se trouve sous le stade de foot de Tbilissi, la capitale, souligne Arthur Harel. Un club techno où toute une jeunesse se retrouve pour danser ensemble, sans frontières sociales, et qui combine tout pour que des révolutions se passent."  "Ce qui se joue dans la pièce, c'est à la fois cette tradition et ce beat techno, ces corps qui essaient à la fois d'allier l'histoire, la continuité et l'évolution", ajoute le chorégraphe. 

Un savant mélange entre danse traditionnelle et modernité que portent en eux le corps des danseurs. Plus que l'esthétique du mouvement, ces chorégraphes qui citent Pina Bausch s'intéressent au sens du mouvement, à ce qu'il dit et à la culture qu'il défend. Une démarche originale dans un milieu de la danse parfois conservateur. (La) Horde vient d'être nommé à la tête du Ballet national de Marseille et de ses 20 danseurs. "Notre projet est vraiment de décloisonner la danse, poursuit Jonahtan Debrouwer, de l'interroger en faisant intervenir différents regards d'artistes, de s'ouvrir à la vidéo, aux performances…" Leur nouvelle création, avec le BNM et le compositeur de musique électronique Rone, sera dévoilée en mars 2020. 

Regardez le reportage réalisé à l'occasion des répétitions de "Marry me in Bassiani" au théâtre des Salins cette semaine.

 

La soirée d'ouverture de saison des Salins démarre à 18h30 par le vernissage de la fresque monumentale de Rémi Uno et Heng, dans le hall du théâtre. 

20h30 : "Marry me in Bassiani"

22h : Dj set de Hadi Zeidan dans la salle du bout de la nuit. 

 

www.les-salins.net 

 

(Crédit photo Aude Arago)