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Clubs hippiques fermés mais chevaux à soigner: le confinement difficile du monde équestre

Photo: Facebook Club Hippique de Castillon

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Photo: Facebook Club Hippique de Castillon

C. AMOUROUX C. AMOUROUX
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Les cavaliers sont confinés chez eux, le personnel est moins nombreux mais il y a toujours autant de sabots dans les écuries. Le club hippique de Castillon à Port-de-Bouc essaye de joindre les deux bouts, à l'image de nombreux centres équestres en France.


" Depuis le 14 mars nous sommes seuls au monde au bout de la forêt ", résume Fabienne Hemery, présidente du club hippique de Castillon. Un cheval ne demande pas la même implication humaine et matérielle qu'un chien ou qu'un chat. En plus de l'entretien des installations, chaque équidé doit être sorti, nourri, brossé, monté, soigné... Et avec une cinquantaine de poneys et chevaux, ce centre équestre de Port-de-Bouc a besoin de bras. Mais avec le confinement, les animaux ne voient plus grand monde : "Quand vous serrez les frais, vous limitez au maximum les sorties d'argent, donc on a demandé à bénéficier du chômage partiel pour les enseignants et on se débrouille avec une équipe extrêmement réduite".

Faire tourner un centre équestre c'est aussi des coûts : acheter la nourriture, le foin, la litière etc... " Nous n'avons plus aucune rentrée d'argent", explique Fabienne Hemery. Pour compenser ce manque financier, le club a lancé une cagnotte "hello asso" en ligne : "le succès est relatif dans la mesure où cet argent on ne l'avait pas au départ, donc de toute façon il servira à payer une facture de foins ou de granulés".

"On ne peut pas les ranger en disant 'on verra quand on reprendra' "

Comme pour beaucoup d'autres secteurs, les perspectives futures sont encore à déterminer...Une situation angoissante : "On souhaite que le confinement dure le moins possible (…) la forêt de Castillon est aussi fermée. On est dans le flou absolu (…) J'aimerais qu'on tienne compte que c'est un sport individuel et non pas collectif (…) Avec nous il y a une vraie réalité : on ne peut pas les ranger en disant 'on verra quand on reprendra'".

Malgré ces temps difficiles, le club essaye de garder le contact avec ses cavaliers confinés : "On leur fait passer des photos, notamment sur internet pour garder le lien... Ils ont chacun leur animal préféré ! ".

Propriétaires autorisés dans les écuries... sous conditions

Le Ministère de l'Agriculture et de l’Alimentation vient d'autoriser les propriétaires de chevaux à aller s'occuper de leurs animaux. Beaucoup d'équidés sont en pensions dans des clubs, des écuries ou des haras. Des pétitions de propriétaires circulaient depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux demandant cette autorisation. C'est chose faîte, mais seulement si les centres équestres ne peuvent pas assurer eux-mêmes les soins. Les structures doivent également mettre en place des "plannings d’accueils" ainsi que les mesures sanitaires et de distanciation sociale.

La Fédération Française d' Équitation a réagi : "Cette annonce parue ce jour, sans concertation avec les établissements et dans des délais contraints, alors que la fermeture administrative des structures équestres est toujours en vigueur, devrait être précisée.
Nous sommes dans l’attente d’une nouvelle communication du Ministère".