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Martigues. Aux Rayettes "Nous n'avons pas complètement tout désarmé"

Martigues. Aux Rayettes

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Martigues. Aux Rayettes "Nous n'avons pas complètement tout désarmé"

N. Ouerfelli N. Ouerfelli
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Le directeur de l'hôpital des Rayettes à Martigues, Barthélémy Mayol, accompagné du Dr Serge Yvorra, président de la commission médicale de l'établissement ont accordé à Maritima un entretien. L'occasion de faire un premier bilan de la situation mais aussi d'aborder l'avenir.

 Le directeur de l'hôpital des Rayettes à Martigues, Barthélémy Mayol
 Le Dr Serge Yvorra, président de la commission médicale de l'établissement

"Au moment où nous parlons (jeudi dernier), il y a encore quelques patients dans l'hôpital qui sont atteint du Covid, nous avons toujours trois patients en réanimation", détaille Barthélémy Mayol, le directeur de l'hôpital des Rayettes à Martigues. Une situation loin de ressembler à celle de l'Île de France, du Grand-Est et plus largement du nord du pays. "Fort heureusement, nous avons bénéficié des mesures du confinement à partir de la mi-mars, dans un territoire où le virus ne circulait pas énormément". Mais malgré cela, l'établissement hospitalier à tout de même accueilli 150 séjours pour la prise en charge du Covid, 40 en réanimation, 15 en soins intensifs de cardiologie et dénombre à cette date une  vingtaine de décès. "Vous voyez que, certes nous n'avons pas été dans le cas de ces régions très touchées, mais l'hôpital de Martigues et le territoire ont été impactés par cette épidémie de façon tout à fait notable", commente le directeur. Mais à Martigues ce qui a aussi fait la différence c'est ce centre Covid-19 installé au gymnase Marcel Pagnol. "Il nous a bien aidé, car c'est autant de patients qui ne sont pas venus aux urgences et qui n'ont pas perturbé la prise en charge des cas plus graves. Et puis il faut aussi remercier les pompiers du SDIS qui nous ont aidé à faire le tri à l'entrée des urgences".

 

Et après comment ça se passe ? 

Si dans la Région le nombre de cas diminue de jour en jour et qu'aucun décès n'est survenu depuis trois jours, l'ombre de la deuxième vague plane encore, voilà pourquoi le personnel hospitalier reste mobilisé. "Bien malin qui peut dire aujourd'hui comment va se comporter cette nouvelle maladie virale. Ici nous n'avons pas complètement tout désarmé, car même si la deuxième vague n'est pas arrivée, il reste toujours ce bruit de fond", explique le Dr Serge Yvorra, président de la commission médicale de l'établissement. Un bruit de fond avec lequel il faudra vivre dans les différents services qui commencent à reprogrammer tout les opérations "non vitales", repoussées pendant la crise sanitaire. "Nous avions déclenché ce "plan blanc", qui était assez nouveau dans sa durée  et une fois la crise passée, nous avons commencé à reprendre les opérations déplacées", poursuit le Dr Yvorra. Mais le rythme de ces opérations reste encore très limité. Depuis la fin du plan blanc, les médecins ne reçoivent dans leurs services plus qu'un patient sur deux, pour continuer à respecter au mieux les règles sanitaires de consultations. 

 

En vidéo, les interviews du directeur de l'hôpital des Rayettes à Martigues, Barthélémy Mayol, et du Dr Serge Yvorra, président de la commission médicale de l'établissement.