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Mission accomplie au centre Covid de Martigues

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Mission accomplie au centre Covid de Martigues

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Ouvert le 31 mars pour désengorger les urgences de l'hôpital et prendre en charge les patients Covid, il a fermé ses portes hier face à la baisse du nombre de cas constatés

Il s'était monté rapidement au début de l'épidémie, en prévision d'une vague dont le pic n'a jamais vraiment été atteint chez nous. Le centre de consultations établi à proximité du centre hospitalier des Rayettes a fermé ses portes dimanche. « Fort heureusement, nous n'avons pas eu à faire face à l'afflux de patients attendu, contrairement à d'autres régions en France, se réjouit le docteur Gérard Eddi, médecin et président de la Communauté professionnelle territoriale de santé du Pays de Martigues (CPTS), à l'initiative de ce centre Covid. Le nombre de cas s'est tari donc nous avons décidé d'arrêter notre activité.  Mais nul ne sait si nous allons devoir affronter d'autres vagues. »

Face à la baisse du nombre de contaminations, le centre de consultations avait déjà réduit sa voilure en n'ouvrant que les après-midis. Pour rappel, médecins, infirmières, pharmaciens, biologistes, secrétaires médicales, psychologues, Croix-Rouge et bénévoles s'étaient mobilisés très rapidement, dès le début de la pandémie, pour mettre sur pied, en partenariat avec la Ville et l'hôpital, ce centre de consultations pour les patients présentant des symptômes de la maladie. Un peu plus de 250 personnes ont été accueillies, soignées, suivies, parfois orientées vers l'hôpital quand la situation le nécessitait.

Pas de dépistage

Le centre de consultations devait se faire centre de dépistage, avec la réalisation de tests in situ à partir de cette semaine, mais l'ARS a décidé de confier cette mission aux laboratoires. « On voulait pouvoir participer à un dépistage de masse, enjeu « populationnel » majeur de ce déconfinement, mais l'ARS préfère le laisser au privé, explique le docteur Eddi. Nous n'avons pas notre place dans cette stratégie, nous avons rempli notre rôle, donc nous nous arrêtons. »

Cette expérience de coopération entre la médecine de ville et l'hôpital aura aussi servi à bâtir de meilleures relations entre les acteurs de la santé de Martigues et préfigure d'autres projets. « On reste de toute façon en veille armée si une deuxième vague devait se présenter », conclut le président de la CPTS.

Crédit photo François Delena