Temps forts

Le nouveau quotidien des écoliers marseillais

M. Chaix M. Chaix
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Dans les écoles il y aura bien eu un avant et un après "crise du coronavirus". Personnels encadrants, enseignants, et surtout enfants, tous doivent prendre de nouvelles habitudes.

Depuis le début du déconfinement, entamé il y a bientôt 3 semaines, les enfants de l'école primaire ont commencé à regagner les salles de classe. Ils ont commencé seulement, car tous n'y sont pas revenu, loin de là. En fait, jusqu'à présent seuls les élèves de CP et de CM2 peuvent être accueillis par leurs écoles, ainsi que les enfants des "personnels prioritaires" (personnels soignants, enseignants, membre des forces de l'ordre, etc...). 

Bien sur, sur place, le fonctionnement est profondément différent. Les classes sont à effectifs grandement réduits (au moins divisés par 2), les distanciations sociales sont de rigueur, y compris dans la cour de récré et à la cantine. De même, les adultes doivent porter des masques, et tout le monde est prié de se laver les mains très régulièrement, les maîtres et maîtresses y veillent au grain. 

Des effectifs qui risquent d'exploser, une école en jours alternés. 

Ainsi jusqu'à présent le retour des écoliers a été plutôt maîtrisé, les enseignants ont pu adapter leurs méthodes à ces nouvelles conditions de travail, en partie grâce aux effectifs réduits: par exemple, à l'école de la pointe rouge, dans le 8ème arrondissement de Marseille, on ne comptait cette semaine que 57 élèves, sur les 344 habituels. 

Mais à partir du 2 juin, soit mardi prochain, les élèves des autres niveaux (CE2, CM1, CM2) seront eux aussi autorisés à regagner les bancs de l'école. Ainsi les équipes pédagogiques qui avaient su se réinventer pour assurer leur rôle dans ces conditions si particulières peuvent craindre d'être dépassés à cause du nouvel afflux d'élève. Déjà, le nombre d'élèves présents sur la base du volontariat a augmenté depuis la fin du confinement. À Marseille, ils étaient 3900 écoliers il y a 2 semaines, contre 5200 cette semaine. Un nombre qui risque encore d'exploser dans les jours qui viennent, alors les écoles pourraient bien opter pour la solution de l'école alternée : n'accueillir tous les jours que les élèves des personnels prioritaires, et prendre en charge tous les autres seulement un jour sur deux. 

Reportage à l'école de la pointe rouge à visionner ci-dessus. 

Tristan Vyncke