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Restos du coeur: les demandes augmentent de 10 % dans le département

C. AMOUROUX C. AMOUROUX
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Travailleurs, étudiants, séniors, familles monoparentales… Des profils de plus en plus différents poussent la porte des Restos et les demandeurs sont plus nombreux, les stigmates de la crise sont bien là.

“Il y a une augmentation du nombre de personnes accueillies”, confirme Alain Evezard, président départemental de l’association des Restos du coeur. Nous le retrouvons dans le local marseillais des Chartreux pour le lancement officiel de la 37 ème campagne de la célèbre association fondée par Coluche. Le lieu est ouvert deux jours par semaine pour les bénéficiaires du coin mais aussi pour ceux des 1er, 2ème et 3 ème arrondissements où les locaux sont plus petits et saturés. 

Les personnes précaires sont toujours plus nombreuses: “On l’avait déjà constaté entre l’été 2019 et l’été 2021, avec une augmentation de 20 %. Cette année les inscriptions pour la campagne ont commencé il y a 3 semaines, on s’aperçoit que la tendance est toujours la même: on attend 10% de personnes en plus par rapport à l’hiver dernier”.  Le profil des demandeurs a aussi évolué, conséquence de la crise sanitaire. La part des familles monoparentales est très importante dans le département: 30 à 35 % contre 10% au niveau national. Étudiants et travailleurs précaires font également partie des nouveaux inscrits (cf vidéo ci-dessus). 

L’aide alimentaires, et bien plus encore

Quand on pense aux Restos du coeur, on pense aux repas. C’est d’ailleurs la partie la plus visible quand on entre dans le local des Chartreux: boîtes de conserves, paquets de pâtes, briques de lait, œufs, légumes… On trouve également une partie hygiène. Un accueil de jour est réservé pour les sans-abris dans le 3 ème arrondissement. Un lieu pour se doucher, laver son linge ou encore accéder à internet.  Depuis longtemps, le rôle de l’association a pris une autre envergure: “Les gens viennent nous voir pour connaître leurs droits par exemple, explique Alain Evezard. Depuis les confinements, le soutien scolaire est devenue très important tout comme l’aide à la recherche d’emploi”. L'association a d'ailleurs récemment signé un partenariat avec pôle emploi. 

Les maraudes restent primordiales avec 78 000 contacts par an sur le département. En moyenne sur Marseille les bénévoles effectuent 120 contacts par soirée, des chiffres élevés et un constat alarmant: "On voit une augmentation du nombre de femmes dans la rue et parfois avec des enfants". Ces maraudes permettent la distribution de vêtements, de produits d'hygiènes ou de nourritures mais elles sont aussi essentielles pour entretenir le lien social avec les sans-abris. 

Face à l'augmentation de la demande, les Restos du coeur ont besoin de nouveaux bénévoles. Rendez-vous sur leur site pour plus d’informations. 

 

Ci-dessus un extrait de l'interview de Alain Evezard, président départemental de l’association des Restos du coeur