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Nîmes-Garons, un nouvel aéroport pour la Sécurité civile

Nîmes-Garons, un nouvel aéroport pour la Sécurité civile

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Nîmes-Garons, un nouvel aéroport pour la Sécurité civile

H. Rico H. Rico
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Ancienne base aéronautique de la Marine, fermée en 2011 après 50 ans d'existence, Nîmes-Garons, d'où décolleront dès 2016 les avions chargés de lutter contre les incendies de forêt, accueille actuellement un aéroport et une plate-forme de maintenance.

Repris en 2011 par les collectivités du Gard sous forme d'un syndicat mixte, l'aéroport possède une piste longue de 2.440 mètres. Il accueille des vols réguliers de petites compagnies et surtout de Ryan Air, la seule compagnie importante à effectuer des vols commerciaux toute l'année.

La fréquentation en 2012 de Nîmes-Garons s'est élevée à un peu plus de 194.000 passagers. Mais l'avenir de Ryan Air y est incertain à Nîmes depuis une enquête lancée par la Commission européenne pour entorses aux règles de la concurrence.

Nîmes-Garons est également une plate-forme de maintenance aéronautique, avec la présence d'une vingtaine d'entreprises, dont Sabena Technics qui est déjà en charge de l'entretien des 12 Canadair qui se trouvent actuellement à Marignane.

"Les 650 emplois actuels vont y demeurer car c'est un apport très important de technicité. Une centaine de personnes vont arriver et des entreprises vont venir s'installer", a affirmé lundi Damien Alary, le président socialiste du Conseil général du Gard, après l'annonce du transfert de Marignane à Nîmes de la Base avions de la Sécurité civile (BASC).

Selon lui, l'arrivée de la BASC pourrait amener la création de 350 emplois à terme.

Sur ce site, l'agglomération de Nîmes Métropole compte elle développer tout autour une zone d'activité, baptisé Actiparc Mitra, sur 140 hectares.

"Nous pouvons imaginer qu'il va y avoir une grande unité de la Sécurité civile", assure Jean-Paul Fournier, sénateur-maire UMP de Nîmes et président du syndicat mixte de l'aéroport.

"Il y a de la part du gouvernement une volonté de faire de Nîmes une base européenne de sécurité civile ", a estimé de son côté Jean Denat, vice-président(PS) du Conseil général du Gard.

(afp)