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Marignane: Airbus helicopters innove pour assurer ses livraisons

Marignane: Airbus helicopters innove pour assurer ses livraisons

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Marignane: Airbus helicopters innove pour assurer ses livraisons

G. Saucerotte G. Saucerotte
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Le carnet de commandes était plein, mais la crise de Covid-19 est passée par là. Pour faire face à la situation, Airbus helicopters a dû faire preuve d'ingéniosité pour livrer ses clients.

Et le moins que l'on puisse dire c'est que la méthode trouvée est originale. En effet, Airbus helicopters a innové durant la confinement en mettant en place une système de livraison électronique des appareils. "Une livraison classique se fait en trois étapes, explique Christophe Canguilhem, le responsable. Le vol de réception de l'hélicoptère, une inspection physique de la machine et des équipements et l'inspection des documents. Il a fallu virtualiser ces trois phases." Pour l'envoi des documents, le problème a vite été résolu. Pour les essais en revanche, c'est sur la confiance de ses clients qu'Airbus a dû compter. "Le pilote et l'ingénieur navigant qui réalisent ces tests se connectaient par web conférence avec le client et faisaient un débriefing du dernier vol. De même que pour l'inspection des pièces, cela se faisait avec une caméra, le client était derrière son écran." C'est un opérateur de travail aérien norvégien qui a le premier tenté cette expérience inédite. "Ce client a passé une grosse commande de 10 appareils Ecureuil. Nous lui en avons livré 4 de cette façon. D'autres clients en Afrique et en Asie ont aussi montré leur intérêt." En tout, sept machines ont été e-livrées durant le Covid-19, et d'autres devraient l'être prochainement. "C'est un système assez lourd pour nos équipes car toute la documentation doit être prête en avance. Cela demande beaucoup de travail au niveau de la production et de la qualité. Au départ, ce n'était que du provisoire, mais on s'aperçoit que nos clients sont intéressés." D'ailleurs Airbus vient d'être contacté par l'un de ses clients spécialisé dans la marché offshore. " Pour l'heure nous avons testé le livraison électronique que sur les petites machines. Avec ce client, cela concernerait des hélicoptères plus lourds, ce serait encore plus complexe. Mais on ne s'interdit rien." 

Une commande publique de 20 machines

Ce système de livraison a aussi permis à Airbus de poursuivre son activité durant la période de confinement et de limiter ainsi ses pertes de commandes. À cela, s'ajoute l'annonce récente d'une commande publique de 20 appareils (Armée de l'air, gendarmerie et sécurité civile). " C'est une commande qui répond à un besoin opérationnel et qui jouera un rôle d'amortisseur pour la filière hélicoptère en permettant visibilité et préservation des emplois et compétences," a affirmé Bruno Even, PDG Airbus Helicopter. Cependant, la prudence reste de mise quant à l'avenir du site. Le PDG redoutant une baisse des commandes de ses clients privés.